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CES 2016 ou la French Tech en voyage à Vegas!

Le Consumer Electronics Show (CES) est la vitrine mondiale des innovations technologiques en cours de développement. Du 6 au 9 janvier, le salon, destiné au grand public, a été l’occasion de confirmer les tendances visibles en 2015, amenées à marquer 2016. Bonne nouvelle, la French Tech, qui avait une visibilité accrue, a su se faire remarquer !

Il est certains évènements high-tech qui fédèrent les grands noms de l’IT mondiale, le Consumer Electronics Show (CES) est l’un d’entre eux et ce cru 2016 n’a pas dérogé à la règle ! Ses visiteurs en quête des dernières applications du numérique ont pu le constater, les nouvelles technologies continuent inexorablement à se créer une place de choix dans la Société. Toutefois, les entreprises prenant part à cet essor ne se limitent plus à celles œuvrant dans le secteur numérique. Dorénavant, il faudra aussi compter sur les constructeurs automobiles, les fabricants d’électroménager et autres secteurs industriels très entreprenants pour ce qui est de connecter toujours un peu plus les objets de notre quotidien.

La présence de La French Tech fut ainsi remarquée lors de l’évènement. Les start-ups inscrites sous la bannière de ce regroupement franco-français ont fait de l’Hexagone le second pays le plus représenté avec 190 start-ups présentes derrière les États-Unis et ses 193 jeunes pousses. Avec une telle délégation, ont suivi une multitude d’innovations qui, pour certaines, s’intégraient dans une logique IT for Green. C’est d’ailleurs la Santé qui s’est vue dédiée le plus d’objets connectés par nos représentantes françaises.

La start-up Auxivia est l’une d’elles. Avec la mise au point de son verre intelligent, l’entreprise a l’intention d’ « identifier les carences, précurseurs de nombreux problèmes de santé ». À destination des personnes âgées, le verre comporte un système qui prend connaissance des habitudes de son utilisateur afin d’identifier tout changement de comportement. Le logiciel qui accompagne le verre permet également d’effectuer un suivi facilitant le travail des personnels encadrant ces personnes d’âges avancés.

Une autre start-up, FeetMe, a quant à elle créé des semelles connectées du même nom à destination des diabétiques. Face au risque de neuropathie diabétique (atteinte des nerfs) qui peut conduire à l’amputation du pied, la semelle est connectée à un smartphone et se munit de capteurs de pression. Le dispositif aurait donc un rôle préventif permettant d’alerter la personne diabétique en cas de changement de pression plantaire détecté, une prise en charge précoce étant le meilleur moyen d’éviter l’amputation. Avec 600 000 personnes diabétiques dans le monde contraintes chaque année à ce recours extrême, FeetMe avance la possibilité de réduire de 85% ce chiffre grâce à la semelle connectée.

CES 2016 (FT)
Crédit photo : http://blogs.economie.gouv.fr

Mais les entreprises hexagonales se sont aussi démarquées sur des secteurs autres que celui de la Santé. Ainsi, face au géant Google et à son appareil Nest, la start-up Ween a présenté son thermostat intelligent permettant d’optimiser la gestion du chauffage du domicile où il est implanté. L’appareil, une fois connecté aux smartphones des habitants du foyer, les géolocalise, afin de réguler la température du domicile selon leur proximité et leurs habitudes de déplacements. L’entreprise aixoise promet ainsi jusqu’à 25% d’économies d’énergie grâce à la mise en place de son appareil.

Quitte à équiper le quotidien, pourquoi ne pas s’attarder sur ce qui nous transporte : la voiture ! En effet, nous vous le disions au début de l’article, de plus en plus de secteurs industriels prennent part à l’extension des fonctionnalités du secteur numérique. En effet, au-delà des semelles, verres ou thermostats connectés, c’est aussi la voiture qui entre dans la catégorie des objets connectés. Toujours avec le dessein de faciliter la vie des utilisateurs, de grands noms de l’automobile se lancent dans des partenariats avec les géants de l’high-tech.

BMW et AT&T, Ford avec Amazon et Nissan et Microsoft, sont autant d’alliances qui collaborent en vue de faire évoluer la voiture connectée. Là, pas d’engagements durables mais davantage une mutation colossale de secteurs qui le sont tout autant. À l’occasion du CES, le grand public a eu la vision des secteurs s’échangeant leur savoir-faire, afin d’inscrire pleinement l’automobile dans l’ère des objets connectés. Une évolution à suivre de près lorsque l’on connaît les multiples enjeux environnementaux et sociaux de l’un et de l’autre.

Le CES 2016 a été l’occasion de mettre en avant les différentes évolutions qui ont lieu dans le secteur numérique mais aussi au sein de la Société dans son ensemble. Les objets connectés, à l’honneur dans cet évènement reconnu, montrent un engouement certain du public pour ces terminaux mobiles censés faciliter la vie.

Bien que certains aient cette vocation à seconder les situations quotidiennes, tous ne s’inscrivent pas dans une démarche IT for Green et encore moins Green IT. Soulignons l’existence de start-ups telles que FeetMe ou Auxivia, mais gardons en tête que les enjeux environnementaux sous-jacents au secteur numérique sont toujours prégnants. Un appareil « intelligent » est fait, comme un PC fixe, d’électronique qu’il convient d’extraire, de produire et de retraiter de manière intelligente et surtout, durable.

Crédit photo : CES®