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Dans l’IT aussi soyez créatif avec le Do It Yourself !

À l’occasion de la Foire de Paris qui se tient du 28 avril au 8 mai dans la capitale, la Maker Faire a fait son show le week-end dernier, soit les 30 avril et 1er mai. Une bonne occasion pour le grand public de découvrir le « Do It Yourself » (ou « Faire soi-même ») appliqué ou non à l’IT et ses avantages durables.

Véritable état d’esprit, le Do It Yourself est une mouvance constituée d’une communauté de makers peuplant des lieux encore méconnus il y a une décennie, tels que les fablabs ou les makerspaces. C’est d’ailleurs il y a dix ans, aux États-Unis, que ce phénomène a vu le jour, et depuis, il ne cesse de gagner en ampleur. Au travers d’évènements tels que les hackathons pour l’IT, ou de façon plus générale au quotidien dans des lieux dédiés, comme les fablabs cités précédemment, ces makers se retrouvent et créent des objets de toute sorte, le tout avec l’appui des nouvelles technologies.

En effet, dans ce contexte, bien que le terme « makers » en général puisse se traduire par « bricoleurs » (littéralement « faiseurs »), les profils variés cachés derrière ce nom multiplient les démarches. De ce fait, réparateurs, menuisiers, couturiers, ingénieurs ou chimistes (et bien d’autres corps de métiers), ont l’occasion de se rencontrer au sein de cette communauté et ainsi de mettre à profit leurs compétences respectives. Grâce aux espaces de partage et aux équipements à disposition dans les fablabs (machines-outils, imprimantes 3D, etc.), l’appui des outils et parfois des technologies leur permet de réparer, d’améliorer ou de créer librement des objets, à une échelle locale et à moindre coût.

Crédit photo : Open Odyssey
Fablab. Crédit photo : Open Odyssey

Appliqués au secteur de l’IT for Green et du Green IT, les avantages inhérents sont multiples. D’une part, le fait de fabriquer et réparer soi-même des appareils IT participent à la lutte contre leur obsolescence programmée. En effet, en prolongeant leur durée de vie, cela lisse leur impact environnemental dans le temps et raisonne la demande en nouveaux produits high-tech dont la fabrication reste l’étape du cycle de vie la plus impactante sur le plan environnemental. D’autre part, le concept de partage présent à toutes les étapes du DIY, que ce soit celui des locaux, des équipements et/ou des compétences s’inscrit très bien dans une logique open source où le projet développé est ouvert à toutes contributions externes.

Les exemples ne tarissent pas pour illustrer les applications concrètes où des makers IT mettent à profit leur savoir-faire. Les Repair Café pour la réparation, la POC21 pour l’open source matérielle ou le RePhone pour le « faire soi-même », sont autant de cas montrant les différentes facettes du mouvement DIY.

Plus largement, ce dernier peut aussi se targuer d’être ouvert à de nouveaux venus. C’est ce rôle qu’endosse la Maker Faire en ayant lieu à travers le monde tout au long de l’année. Récemment installée pour deux jours à la Foire de Paris, elle a offert une vitrine de choix aux makers souhaitant faire connaître leur démarche aux visiteurs de la Foire.

Crédit photo : Maker Faire
Crédit photo : Maker Faire

Ainsi, quelques-uns de la communauté ont présenté leur projet, dont Enable The Future, une association fournissant des prothèses de mains aux enfants paralysés ou amputés. À partir de plans de mains disponibles sur le site et de guides de construction, l’association rend possible l’impression en 3D d’une prothèse et facilite son assemblage grâce à des tutoriels vidéos et l’aide de la communauté. De plus, l’absence de composants électroniques rend ses coûts de production très faible, aux alentours de 50€. Bien que la prothèse ne soit pas des plus élaborée, elle permet à l’enfant qui la porte de récupérer un minimum de préhension.

Aussi, sur de nombreux aspects, le DIY permet une responsabilisation de l’high-tech. En effet, les avantages du « faire soi-même », c’est-à-dire la réparation, la production locale et à bas coût et la mutualisation des compétences et des projets s’articulant très bien dans une logique open source, sont autant de points positifs. En plein essor grâce au développement de l’économie collaborative, gageons que la tendance ne s’inversera pas et continuera à croître !

Crédit photo : http://cdn.psfk.com