Green Horizon, le projet anti-pollution d’IBM en Chine

Les problèmes de pollution en Chine pourraient trouver un début de solution avec IBM qui cherche à prévoir et contrôler la qualité de l’air à Pékin via les nouvelles technologies informatiques et le Big Data.

L’entreprise IBM a récemment annoncé qu’elle avait conclu un partenariat avec la capitale chinoise pour aider au traitement de la pollution atmosphérique de la ville. Avec plus de 21 millions d’habitants, Pékin est la plus grande municipalité chinoise mais aussi parmi les villes ayant la pire qualité d’air et niveau de pollution, provoquant ce que l’on appelle le « smog ».

Même si les détails de cette collaboration ne sont pas encore clairement dévoilés, le projet « Green Horizon » d’IBM tourne avant tout autour de la qualité de l’air, les énergies renouvelables et l’optimisation énergétique.

Sur le front des énergies renouvelables, IBM a développé un système de prévision ayant pour objectif de gérer les sources d’énergies alternatives. La production d’énergie étant variable avec les sources renouvelables, les outils d’IBM basés sur le Big Data permettraient d’identifier s’il est préférable d’utiliser l’énergie solaire, éolienne ou hydraulique en fonction des conditions météorologiques et de rediriger vers les ressources les plus adaptées. Cette solution garantirait donc la fiabilité du réseau électrique alimenté par les énergies renouvelables.

La firme américaine n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai. Disposant de vingt années d’expérience dans la modélisation météorologique, IBM espère également concevoir un système adapté à Pékin qui pourrait prédire les niveaux de qualité de l’air trois jours à l’avance, et même identifier et cartographier les sources exactes de la pollution. Avec l’aide de superordinateurs, IBM contribuera ainsi au suivi des flux en temps réel des matières particulaires en combinant les données avec celles récupérées des capteurs.

Les champs d’application de ce projet s’annoncent être immenses. Comme le souligne le directeur de recherche de IBM Chine, ce programme pourrait aller plus loin en suggérant des mesures préventives pour maintenir une qualité de l’air convenable avant d’atteindre des seuils de pollutions dangereux en se basant sur le Big Data. Il s’agirait donc d’un véritable outil d’aide à la décision que le gouvernement chinois aurait à disposition afin de mettre en place rapidement et de manière proactive les mesures appropriées à la situation.

Encore un exemple prometteur des opportunités environnementales liées au Big Data. Les solutions développées par IBM sont donc à suivre de près car, si les résultats en Chine sont probants, il ne serait pas surprenant de voir apparaître de tels dispositifs dans d’autres pays.

Sources:
© zdnet.com
© reuters.com