Green Horizon : le projet numérique venant en aide à la Chine

A l’occasion de la COP 21, se déroulant du 30 Novembre au 11 Décembre 2015 à Paris, les Nations ont pour objectif de trouver un accord concernant la réduction de leurs émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Dans cet esprit, certaine nation ont d’ores et déjà pris des engagements, focus sur la Chine et son adhésion au projet Green Horizon d’IBM, un projet alliant le numérique aux problématiques environnementales.

La Chine est souvent pointée du doigt comme le premier pollueur du monde, avec 25% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) globales (source ici ). Ceci peut s’expliquer par sa position d’ « usine du monde », le pays ayant connu une industrialisation fulgurante (10% de croissance moyenne sur 30 ans). Il est depuis 2010, la 2ème puissance économique mondiale. Cependant ses techniques de production n’ont pas suivi le pas de sa rapide évolution. L’industrie chinoise fonctionne majoritairement au charbon, principal émetteur de GES.

Ces gaz sont, avec les voitures, responsables de la forte pollution de l’air dans les villes chinoises. Celle-ci constitue une vraie problématique, selon l’étude de l’ONG Berkeley Earth, « respirer à Pékin équivaut à fumer 40 cigarettes par jour ». L’enjeu sanitaire est donc primordial pour la capitale et se joint à ce jour aux enjeux environnementaux.

Le gouvernement chinois a agi et s’est associé l’an dernier (article ici ) à IBM, en apportant un financement significatif au projet Green Horizon, afin de réduire son impact environnemental et améliorer la qualité de vie des habitants de Pékin.

Avant une possible application à plus de villes du pays, ce projet vise à aider la capitale chinoise à réduire la pollution de l’air. Cela passe notamment par une évaluation des énergies renouvelables disponibles et une gestion responsable de l’énergie.

En réponse à ce besoin, l’entreprise Big Blue est parvenue à mettre au point un projet d’intelligence artificielle capable de donner des prévisions météorologiques à 72 heures. Le procédé analyse ces données (Big-Data) pour émettre ses prévisions. L’outil permet ainsi de modéliser les énergies renouvelables à utiliser selon le temps. Il permet également de prévoir les pics de pollution, et donc d’agir en conséquence par exemple, en réalisant la fermeture temporaire d’usine, ou encore une réduction du trafic routier. IBM prévoit d’améliorer cet outil d’intelligence artificielle et espère pouvoir étendre ses prévisions à 3 semaines.

La mise en place de cet outil, offre à la Chine, l’opportunité d’atteindre ses objectifs environnementaux élevés. En effet, le gouvernement chinois prévoit une réduction de 25% de ses émissions de particules fines nocives d’ici 2017, une augmentation de 10% de la part des énergies renouvelables et une limitation de l’utilisation du charbon de 40 à 45% dans le secteur industriel.

Un projet ambitieux qui rallie ici un outil de pur IT, aux enjeux environnementaux chinois. Green Horizon aide ainsi la Chine, via cette solution numérique à pérenniser son activité industrielle et offrir une meilleure qualité de vie à la population pékinoise.

Face à la demande, les acteurs IT dévoilent leur capacité à agir sur les problématiques environnementales à bien des échelles : via une application, un produit responsable ou encore un outil de modélisation. Rendez-vous en 2017 pour l’analyse des premiers résultats obtenus !

Sources :
© http://www.webdeveloppementdurable.com/avec-green-horizon-ibm-aide-la-chine-atteindre-ses-objectifs-environnementaux/
© http://e-rse.net/intelligence-artificielle-lutter-pollution-air-chine-ibm-14963/
© http://www.bfmtv.com/international/respirer-a-pekin-equivaut-a-fumer-40-cigarettes-par-jour-908172.html