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L’e-Santé au cœur du débat

Début novembre, GreenFlex a tenu une conférence sur le thème de l’e-Santé. Grâce aux opinions et expériences des personnes présentes au débat, les grandes tendances ont pu être mises en exergue, tout comme certains questionnements sociétaux !

Le thème de la Santé appliquée au secteur de l’IT est un sujet que nous connaissons bien au sein de l’EcoGuide IT. Qu’il s’agisse d’une tablette médicale aidant les patients cardiaques à prendre leur tension et à les communiquer à un spécialiste ( ici ), de l’évolution de la pratique de la médecine par le biais des nouvelles technologies ( ici ) ou bien des solutions mises à disposition des patients potentiels ( ici ), le sujet a été maintes fois relayé sur notre site pour son aspect IT for Green.

Début novembre, l’entreprise GreenFlex a traité le sujet à travers la conférence « Anticiper et intégrer les attentes de l’e-Santé ». Deux tables rondes se sont succédées et ont respectivement traité de l’attente à avoir quant au numérique dans la Santé et de la manière dont les acteurs du secteur intègrent l’e-Santé dans leur activité. Pour la première partie, étaient réunis Patrick Errard, président du syndicat « Les Entreprises du Médicament » (LEEM), Guy Vallancien, chirurgien et urologue, Christian Saout, président du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) et Thomas Braschi, Directeur Associé de GreenFlex. La seconde table ronde était composée de Geoffroy Delcroix de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), Virginie Féméry de la Mutuelle Générale de l’Éducation Nationale (MGEN), Isabelle Hilali, Directrice stratégique et marketing d’Orange Healthcare et André Borouchaki, Directeur Business Unit Industries GreenFlex.

La première table ronde a eu attrait à la place du numérique dans le secteur de la Santé. Les échanges ont montré que les nouvelles technologies ont déjà pris leurs quartiers et semblent trouver des preneurs à leur emploi dans le milieu médical. Patrick Errard a de ce fait souligné que les équipements technologiques évoluaient surtout du point de vue de leur rôle d’outils de transmissions de données (scanners, moniteurs, etc.). La médecine s’oriente maintenant vers une ère de la robotisation où la machine vient seconder l’Homme via la médecine augmentée. Ces propos ont été complétés par Christian Saout, celui-ci a mis en avant une forte attraction de la médecine connectée de la part des patients. L’une des raisons qu’il avance est la limitation de l’asymétrie d’information permettant à ces derniers de mieux appréhender les diagnostics des médecins. Pour Thomas Braschi de GreenFlex, les objets connectés offrent surtout la possibilité d’obtenir des informations relatives à sa propre Santé en temps réel, le quantified self.

En effet, la pléthore d’applications médicales qui sortent sur smartphone en atteste. Parmi elles, l’Assurance maladie a joué le jeu en développant un répertoire de praticiens de 70 professions médicales différentes afin de permettre de les géolocaliser et d’obtenir leurs coordonnées complètes, dans la même mouvance que ce qui est déjà proposé sur le site ameli.fr . La géolocalisation semble d’ailleurs, dans ce secteur, être le moyen d’assurer des applications efficaces. En effet, que cela soit pour localiser l’emplacement des défibrillateurs publics, pour contacter les services de secours les plus proches ou bien pour enregistrer une fiche médicale comportant les antécédents médicaux et le groupe sanguin sur son téléphone, des moyens existent pour faciliter ces gestes autant pour les professionnels que les patients.

Toutefois, et ce fut la problématique de la deuxième table ronde, qu’augurent ces évolutions de l’e-Santé en termes de sécurisation des données ? En effet, bien que les programmes comme le Orange Healthcare (précédent article ici ) garantissent une anonymisation des données en transit, leur caractère privée revêt un enjeu majeur qui plus est dans le domaine de la santé. Pour André Borouchaki de GreenFlex, l’intégration de ces données dans les solutions des entreprises privées va s’intensifier, il convient donc de répondre à ces interrogations dès aujourd’hui. La CNIL, présente lors du débat, aura certainement un rôle à jouer en tant que gendarme des données. Geoffroy Delcroix, son porte-parole a d’ailleurs affirmé que des renforcements des règles de traitement de ces données étaient à prévoir tout comme le stockage de ces informations par des hébergeurs certifiés.

Cette conférence de GreenFlex sur l’e-Santé montre qu’il s’agit d’une réalité déjà très présente dans les débats de Société. Si la médecine connectée apporte des solutions indéniables notamment concernant l’amélioration des conditions de vie des populations reculées, il faut néanmoins garder à l’esprit la question de la sécurité des données. Les patients sont le moteur de développement de la numérisation de la médecine, une douche froide telle que celle de l’affaire Snowden pourrait mettre à mal leur confiance en cette version 2.0. Une problématique à régler inévitable pour que cette évolution se passe au mieux !

Sources :
© http://www.notretemps.com/internet/urgences-ete-six-applications-sante-pour-agir,i91230?ref=a-lire-aussi-158
© http://sco.lt/681NBp
© http://www.ticsante.com/story.php?story=2697&mjeton=alWUytSXA2X4q5gA13TkN5xaXaEDPzsxtYhxr7reNAkno2Q6gz4lcMnGqH-aOytc1MEh9wO_lr18l38uxIFqaTkBaXmZ2O9J