L’électronique imprimée et organique : la nouvelle ère innovante et durable de l’électronique !

L’électronique comme on la connaît touche à sa fin et laisse la place à l’électronique imprimée et/ou organique. Ces deux techniques élargissent les possibilités de l’électronique en la rendant plus respectueuse de l’environnement, plus durable et très compétitive.

L’électronique imprimée constitue une révolution. Cette technologie se développe extrêmement rapidement, dopé par l’explosion des objets connectés (smartphone, tablettes, téléviseurs, capteurs…) dans lesquels de nombreux composants électroniques sont intégrés.

L’électronique imprimée constitue l’ensemble des composants électroniques fabriqués en déposant des encres spécialisées. D’après l’Association Française de l’Electronique Imprimée (AFELIM), « le processus de fabrication repose sur la déposition de matériaux d’une épaisseur de seulement quelques dizaines de nanomètres, soit une quantité très faible de matériaux ; et comportant un nombre réduit d’étapes. »

En effet, l’électronique imprimée et organique utilise le plastique (potentiellement recyclé ou à base de cellulose), des substrats de verre ou des matériaux non toxiques. Cette technologie est présente dans différentes applications telles que le photovoltaïque, l’affichage, l’éclairage, les composants électroniques et les systèmes intelligents. Prenons plusieurs exemples afin d’illustrer précisément l’intérêt d’une telle technologie en matière d’innovation responsable.

Les composants électroniques

Les étiquettes RFID, plus communément appelées étiquettes intelligentes ou à puces, connaissent une croissance forte et des coûts de production élevés. Ces paramètres budgétaires freinent notamment certaines de leurs applications. Le système d’électronique imprimée pourrait constituer une piste intéressante pour réduire de manière significative les coûts de production en volumes importants.

Les systèmes intelligents

Le textile intelligent, selon l’AFELIM pourrait représenter 10% du marché global des capteurs organiques et imprimés d’ici 2015. Ce dernier pourrait être à l’origine d’innovations importantes dans des marchés porteurs tels que, la sécurité, la santé, l’automobile et le bio-monitoring qui a pour but de détecter les polluants dans un milieu au travers de leurs effets sur les organismes et les écosystèmes.

Le photovoltaïque

L’énergie électronique organique est une innovation conséquente pour la résolution de problématiques liées aux énergies renouvelables. La technologie des OPV (Organic Photovoltaics) permet notamment d’adapter la technologie des panneaux solaires à tout type de surface. La technique consiste à déposer des couches d’encres organiques sur une pellicule de plastique souple auxquelles on ajoutera des modules photovoltaïques. En effet, l’utilisation de ces modules souples offre des possibilités à l’infini. Les polymères sont constitués de matériaux organiques et recyclés et ne contiennent pas de matériaux toxiques. Aujourd’hui, le procédé photovoltaïque est en partie composé de silicium qui, en dehors en son impact environnemental, a un coût élevé et une flexibilité moindre.

On peut conclure que subséquemment à l’intérêt environnemental de l’électronique imprimée, caractérisé par sa faible empreinte carbone, la technologie induit l’utilisation restreinte de matériaux et l’élimination de matériaux toxiques et non recyclables. Tout l’intérêt de l’électronique imprimée est qu’elle offre une multitude de surfaces possibles, applicables à tous types de domaines, ce qui favorise les économies d’échelles.

Le système d’électronique imprimée fonctionne à l’aide d’encres spécifiques appelées encres conductrices ou semi-conductrices. GENES’INK, entreprise française créée en 2010, implantée dans les Bouches-du-Rhône est pionnière dans la conception et la fabrication de nanoparticules actives. Elle utilise ses encres spécifiques et les applique sur des revêtements divers (transparents, souples, grandes surfaces). GENES’INK, au cœur de l’innovation a annoncé une levée de fonds de 1,4 million d’euros afin de développer une nouvelle technologie d’encre nano. Elle couvre avec ses encres spécifiques des domaines comme celui des écrans ou des cosmétiques etc.

ISORG, une autre start-up basée à Grenoble, est l’une des premières sociétés au monde de photo-détecteurs de grande surface en électronique organique imprimée qui utilise des substrats en plastiques et en verre recyclables. L’entreprise allie technologie innovante et respect de l’environnement. En effet, les capteurs optiques organiques d’ISORG permettent de surveiller des fluides de façon précise, ils servent également de contrôle des cuves après nettoyage dans l’agro-alimentaire. Pareillement, ils peuvent être utilisés pour la mesure de compteurs électriques, pour le développement de nouveaux services pour le particulier et le fournisseur d’énergie (smart metering ou smart grid). Le domaine de la santé pour les équipements de l’imagerie médicale est aussi visé. L’activité, en développement, de l’entreprise ISORG à un autre impact considérable d’un point de vue social, elle est créatrice d’emploi. En effet, la société devrait implanter d’ici 2016 un site de production à Limoges qui devrait compter une cinquantaine d’employés et une centaine d’ici 2020 !

Autant d’applications qui font de cette technologie une solution prometteuse pour un avenir durable. Pour plus d’information sur le sujet, le récent forum Innov’Eco qui s’est tenu à Paris le 2 octobre 2014, a proposé un débat sur la mutation durable de ses procédés, c’est par ici

Sources :
©http://www.panneau-solaire-souple.com/technologies-photovoltaiques/opv/
©http://www.genesink.com/news/fr/genes-ink-annonce-une-levee-de-fonds-de-1-4-millions-d-euros-12.html
©http://www.afelim.fr/
©http://innoveco-paris.com/precedentes-editions/lelectronique-durable-octobre-2014/
©http://www.regionlimousin.fr/actualites/des-emplois-venir-dans-l-electronique-imprimee
©http://www.isorg.fr/actu/6/l-electronique-organique-imprimee-:-pour-une-industrie-electronique-durable-qui-repond-aux-nouveaux-besoins-de-societe_64.htm