L’Open Data dans les collectivités territoriales françaises

Cette année, l’Assemblée Nationale a adopté un amendement incitant les collectivités territoriales françaises à se lancer dans l’Open Data, son but : mettre à disposition à tout un chacun les informations publiques détenues par ces structures. Outre une volonté de transparence, c’est aussi une main tendue à la concrétisation de projets durables !

Véritable volonté de rendre l’information disponible à tous, l’Open Data a cet intérêt de permettre l’accès à des éléments qui pouvaient être jusque-là inaccessibles. Par le biais du développement des nouvelles technologies, la circulation des données est devenue plus simple et connaît parfois des résultats on ne peut plus bénéfiques. En effet, nous avons traité le sujet dans le cadre de précédents articles ( ici et ici ), la mise à disposition de données publiques a le mérite de permettre la création de services tels que Plume Labs et Veniam. Dans les deux cas, respectivement une application et un réseau Wi-Fi gratuit, l’Open Data a été employé afin d’améliorer l’expérience d’utilisation à travers la communication de données, telles que l’état du trafic ou bien la température de l’air. Pour Plume Labs, son existence tient d’ailleurs à l’opportunité offerte par l’Open Data de la transmission des données relatives à la pollution atmosphérique !

Toutefois, bien que l’on puisse rattacher certaines utilisations de l’Open Data à de l’IT for Green, le grand public et les collectivités ne semblent pas encore avoir pris conscience des avantages qu’induisent la publication de données publiques. En effet, alors que les députés français ont récemment adopté l’amendement contraignant les collectivités territoriales (communes, départements, etc.) de plus de 3500 habitants à publier des données publiques, seules 33% d’entre elles se sont lancées dans une telle démarche selon le cabinet Markess International. Toujours selon ce cabinet, cette part devrait cependant grimper à 50% pour 2017. Écho d’un précédent projet de loi de 2013, cet amendement est une « contrainte », somme toute relative, puisqu’il n’oblige aucunement les collectivités à publier sous format numérique des données non numérisées. Qui plus est, l’avantage pour la population est bien réel, puisque cela permettra d’avoir une meilleure connaissance des actions mises en place à une échelle départementale, communale ou autre. À l’instar du département des Hauts-de-Seine (92) dont les données relatives à son territoire sont publiées sur une plateforme web accessible à tous (lien : ici ).

Grâce à ce coup de pouce réglementaire, l’Open Data pourrait bien gagner en popularité et donner l’occasion à nos institutions de se montrer plus transparentes. En somme, une République plus en phase avec l’ère du numérique dans laquelle nous vivons actuellement. Du point de vue technologique, c’est une véritable aubaine pour des projets s’inscrivant dans l’IT for Green, à l’image de Plume Labs.

Sources :
© http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-33-des-collectivites-locales-impliquees-dans-un-projet-open-data-62551.html
© http://www.nextinpact.com/news/93354-l-assemblee-nationale-impose-l-open-data-aux-collectivites-locales.htm
© http://www.hauts-de-seine.fr/votre-collectivite/les-grands-projets/open-data-les-donnees-publiques-ouvertes/