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La Blockchain se démocratise !

Prisée en premier lieu par le secteur bancaire, la technologie blockchain commence à s’étendre à d’autres domaines et surtout à d’autres acteurs, dont l’État français qui prend déjà des mesures pour l’intégrer au financement participatif. Focus sur cette technologie de rupture en plein essor !

La technologie blockchain est une innovation qui n’a de cesse d’attirer l’attention sur elle. Qualifiée de révolutionnaire au vu des changements qu’elle permettrait au sein de nombreux domaines économiques et sociaux, cette chaîne de blocs prisée par le secteur bancaire, commence à étendre son emprise à d’autres activités. En effet, comme nous l’évoquions lors d’une précédente infographie, les opportunités qu’elle offrirait pour les droits d’auteurs et l’authentification d’une œuvre artistique, la typologie des services Cloud qui seraient décentralisés et non concentrés au sein de datacenters, ou alors le contrôle d’identité plus sûr pour le vote électronique, ne sont que la partie émergée des potentialités qu’augure la blockchain.

Ainsi, le géant japonais de l’électronique, Sony, se lance dans l’emploi de ce type de technologie dans un cadre éducatif. L’entreprise nippone a, de ce fait, créé une plateforme ouverte et sécurisée de partage de compétences et de dossiers scolaires, permettant d’évaluer les résultats d’un individu selon différentes méthodes d’évaluation académique. En rendant possible la diffusion de ces informations tout en assurant leur véracité, Sony est en passe de modifier la manière dont les étudiants seront évalués tout en leur donnant l’opportunité de communiquer leur « profil » aux structures qui les intéressent. En effet, l’impossibilité de falsifier les données échangées et donc de garantir leur authenticité est un attrait non négligeable dans l’usage de la technologie blockchain. Pour le moment, la plateforme est dédiée à l’Éducation, mais Sony met en avant son potentiel pour des applications futures dans les domaines du médical et de l’énergie.

Sur un autre aspect, la sécurité inhérente à l’usage de la blockchain est l’un des points forts qui suscite l’intérêt. En effet, nous vous parlions récemment de l’intervention de Simon Segars, Directeur Général d’ARM, au MWC 2016 qui mettait en avant l’importance de sécuriser l’échange de données entre les objets connectés (l’Internet of Things, ou IoT), un domaine pour lequel la chaîne de blocs pourrait bien régler certaines questions.

Crédit photo : http://www.silicon.fr
Crédit photo : http://www.silicon.fr

C’est en tout cas ce que prétend le cabinet Xavier Dalloz Consulting. En effet, il cite les avantages de la blockchain en termes de sécurité, c’est-à-dire « le fait qu’une transaction acceptée ou rejetée [soit] le fruit d’un consensus distribué et non d’une institution centralisée » instaurant ainsi le Trust as a Service, soit la « Confiance en tant que service ». De la sorte, il y a une garantie de l’authenticité des informations échangées via la chaîne de blocs, qu’il s’agisse de celles de l’émetteur (son origine) ou bien de leur véracité proprement dite. En définitive, cela assure la confiance dans le réseau d’échanges d’informations s’appliquant pleinement à la problématique soulevée pour l’usage des objets connectés et à la sécurité des données transférées.

Enfin, outre les acteurs privés de la Société, c’est aussi l’État qui se lance dans la technologie de « chaînes de blocs ». En France, le Ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a abordé le sujet lors des 3èmes Assises de la finance participative qui se sont tenues le 29 mars dernier, au Ministère de l’Économie. L’intention du Ministre est d’assouplir la réglementation afin de permettre d’adosser des bons de caisse à la technologie blockchain. Ces titres représentant un titre de propriété d’une dette (ou « obligation »), seront mis à disposition via des plateformes collaboratives disposant du statut de Conseiller en Investissement Participatif (CPI). Considérant que c’est « le rôle de l’État de permettre à cette révolution de se réaliser entièrement », cette émission d’obligations ouverte aux PME lèvera des barrières réglementaires actuelles telles que l’obligation de faire appel à un dépositaire central pour les titres de ce type.

En d’autres termes, c’est une avancée notable vers la désintermédiation bancaire qu’ouvre Emmanuel Macron, ce dernier précisant qu’elle se fait dans une logique de « décentralisation des choix et des pouvoirs ».

Ces multiples usages de la blockchain confirment son statut de technologie de rupture. En effet, l’étendue de ses applications rend globaux les changements qu’elle apporte au sein de la Société. Les opportunités en termes de décentralisation et d’authentification de la donnée sont clairement comprises par des acteurs économiques qui l’intègrent à leur usage des nouvelles technologies. D’ailleurs, nous le voyons, ces derniers ne sont pas uniquement issus du secteur privé. En effet, pour la France, le fait qu’un Ministre s’attèle à la tâche de simplifier la réglementation en vue de faciliter l’usage de la blockchain, atteste d’une prise de conscience globale. La Révolution est en marche !

Crédit photo : http://www.warranteer.com