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La « d!conomy » de retour au CeBIT 2016 !

Du 14 au 18 mars 2016, le CeBIT s’est tenu à Hanovre, en Allemagne, et a mis à l’honneur la transformation numérique de la Société. Ce salon destiné aux professionnels proposait, entre autres, des solutions relatives au Big Data, aux objets connectés ou encore à la Sécurité, mais étaient-elles pour autant plus responsables ?

Le CeBIT, pour Centrum für Büroautomation, Informationstechnologie und Telekommunikation, ou Salon des technologies de l’information, des télécommunications et de la bureautique, en français, est un salon international qui se tient annuellement à Hanovre depuis maintenant vingt ans.  Axé sur des solutions à destination des professionnels, le salon aborde diverses thématiques permettant de faire la promotion de la transformation digitale de la Société, d’où le terme « d!conomy », contraction de Digital et Economy.

Tout comme le CES ou le MWC, le CeBIT met en avant les récentes innovations technologiques du secteur IT, dans des domaines tels que le Big Data, la Sécurité, les objets connectés (IoT) et plus globalement : l’Industrie 4.0, déjà au centre de l’attention l’année dernière. Au cours de cette nouvelle édition, c’est un rapprochement entre l’Allemagne et la Chine qui s’est davantage fait sentir. En effet, outre la présence des fleurons allemands de l’IT, ce sont aussi les entreprises chinoises du secteur qui ont été remarquées, le tout sur fond de partenariats commerciaux entre les deux nations, à l’instar de celui entre Kuka, entreprise allemande spécialisée dans les robots industriels, et le géant chinois des télécoms, Infrastructure and Communication Technology (ICT).

S’agissant des exposants et de leurs solutions potentiellement durables, Intel et une entreprise allemande baptisée, MyOmega, ont présenté Tracovino, une plateforme destinée à la gestion des domaines viticoles, et connectée à différents capteurs permettant de mesurer le taux d’humidité, le pH du sol ou bien les nutriments à disposition des pieds de vigne. Grâce aux relevés édités par ces capteurs, le viticulteur peut ainsi mettre en place des actions visant à s’occuper de son domaine de manière efficiente, par exemple pour un apport en eau répondant au juste besoin. Cela n’est pas sans rappeler Fruition Analytics, la start-up française dont l’activité est centrée autour de la gestion écologique des vignes.

MyOmega
Crédit photo : MyOmega

Les drones étaient également présents au CeBIT et n’ont pas manqué de montrer les différentes applications qu’ils proposaient. Outre la livraison de colis présentée par la poste suisse, Swiss Post, ce type d’équipement s’avère aussi utile pour porter secours à des personnes en danger. Ainsi, le drone Sea Eye fait office de patrouilleur des mers et est capable de porter secours à des personnes passant par-dessus bord. Pour ce faire, l’appareil comporte deux bouées autogonflantes permettant d’augmenter les chances de survie des naufragés jusqu’à l’arrivée des secours.

La gestion des réseaux de télécommunications, les objets connectés et l’analyse prédictive permise par le Big Data, ont permis de donner naissance à des solutions rendant la ville de demain plus « intelligente ». En connectant l’éclairage de la ville de Stod en République Tchèque, l’entreprise Enika Smart Light estime pouvoir réduire de 80% la consommation énergétique de cet équipement urbain, et les entreprises TTP et Mayflower, de 35% celle des 180 000 lampadaires qu’elles géreront au Royaume-Uni et en Irlande. Dans les deux cas, des capteurs permettront d’adapter l’éclairage à la luminosité ambiante, mais aussi à la fréquentation du lieu, par exemple une route peu fréquentée dont la luminosité baissera en conséquence et inversement.

Bien que Gartner mette en avant les investissements lourds nécessaires à la mise en place d’un tel réseau, l’atout ne réside pas uniquement dans le gain en sobriété énergétique. En effet, le Big Data permet également de générer des économies non négligeables au niveau des dépenses d’exploitation via le procédé de maintenance prédictive. En effet, grâce aux données engrangées et à des capteurs, il sera possible d’améliorer les interventions de maintenance sur site afin de prévenir les risques de panne et leurs coûts inhérents.

Le CeBIT n’a pas été, à proprement parler, une vitrine du Green IT. Toutefois, certaines solutions présentées, plus portées vers l’IT for Green, confirment une attention de la part des professionnels à l’égard de ce type de démarche. Qu’ils s’agissent de leur activité ou bien d’une solution facilitant certains procédés, l’intérêt d’offrir un usage rationnalisé de l’IT se fait sentir auprès de certains d’entre eux.

Crédit photo : http://www.cebit.de