La feuille de route du nouveau plan numérique validée lors du quatrième comité de pilotage de la Nouvelle France industrielle !

Angers en passe de devenir la nouvelle capitale française des « objets connectés » !

Le marché des objets connectés est un secteur en plein développement et plus que prometteur pour tous les nouveaux entrepreneurs du domaine. Le cabinet d’étude Gartner estimait en septembre dernier que le marché devrait peser 1 900 milliards de dollars à l’horizon 2020 et pourrait connecter près de 30 milliards d’objets. L’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe) estimait quant à lui que leur nombre avoisinerait alors les 80 milliards contre 4 milliards en 2010. Malgré des prévisions qui divergent, il n’en reste pas moins que ces objets connectés sont « Le » marché à suivre actuellement et cela, la France l’a bien compris.

Le 18 juin dernier avait lieu le quatrième comité de pilotage des 34 plans de la Nouvelle France industrielle, une industrie ayant décidé de faire du numérique son nouveau vecteur de croissance. Le plan «objets connectés » porté par Eric Carreel, PDG de Withings , a pour ambition première de «renforcer et développer l’offre Made in France de lieux de création et d’industrie dédiés ». En effet, alors qu’une filière française rassemblant start-ups et industriels confirmés est en train d’émerger et de s’imposer sur le marché international, les différents acteurs ont compris l’enjeu d’un tel projet. Il s’agit de faire de la France le leader mondial en matière d’objets connectés. Pour cela, différents projets ont été annoncés dans la feuille de route avec en premier lieu la création avant la fin de l’année de la première « Cité de l’objet connecté ». La ville choisie pour accueillir cette idée prometteuse est Angers et l’un de ses sites industriels de 16 000 m2. Il s’agira d’y regrouper «des bureaux de passage, des outils de prototypage, un espace d’innovation industrielle et l’ensemble des outils nécessaires à la production industrielle d’objets finis (électronique, mécanique, plasturgie, intégration) ». Un investissement qui serait donc une bonne matière de booster l’emploi dans le domaine et surtout d’inciter les entreprises à rester en France.

Le projet prévoit également d’organiser dès 2015, un grand événement en France sur le thème. L’intérêt serait dont d’attirer tous les acteurs du secteur (journalistes, décideurs, entrepreneurs…) et d’alimenter la nouvelle image de la France connectée. Le gouvernement souhaiterait également donner un coup de pouce aux start-ups en leur garantissant des prêts via la BpiFrance.

Une autre problématique abordée le 18 juin dernier a été celle liée à la création d’un réseau de communication capable de soutenir la croissance exponentielle des objets connectés. Il est certain que les actuels réseaux cellulaires trouveront vite leur limite face à cette marée d’objets intelligents. La feuille de route envisage donc la mise en place d’un réseau européen : « Ce réseau pourra être utilisé par des start-ups pour créer des nouveaux objets et services, mais il devrait aussi permettre aux industriels européens de connecter leurs actifs pour améliorer leur Ebitda ou développer de nouvelles offres ». Ce point stratégique avantagerait encore une fois les initiatives françaises puisque la start-up toulousaine SIGFOX s’est déjà positionnée comme opératrice de réseau pour les objets connectés. Elle est d’ailleurs de plus en plus en plus sollicitée par d’autres poids lourds du secteur IT.

Des initiatives donc prometteuses pour le secteur de l’IT en France puisqu’elles seront génératrices d’emplois et permettront sans doutes de limiter « les fuites des cerveaux » français vers l’étranger.

Sources :
© www.silicon.fr
©www.lesechos.fr