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La fin de vie des équipements informatiques s’organise !

En parallèle à la publication d’un rapport d’initiative adopté par le Parlement européen visant à allonger la durée de vie des produits de consommation, les éco-organismes Récylum et Eco-systèmes ont récemment annoncé leur fusion à partir du 1er janvier 2018. En somme, les moyens donnés pour la fin de vie de nos équipements informatiques s’organisent, que ce soit pour la repousser ou l’optimiser.

À l’échelle de la France, la première nouvelle à prendre en compte cet été, est l’annonce de la fusion prochaine des deux éco-organismes français Récylum et Eco-systèmes. Pour rappel, le premier est la structure agréée par les Pouvoirs Publics dans l’organisation de la collecte et le recyclage des lampes usagées, des extincteurs et de Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE) du Bâtiment, de l’Industrie et de la Recherche, alors qu’Eco-systèmes est son équivalent pour les DEEE dans leur globalité (hors ceux compris dans le périmètre de Récylum). Les deux opèrent autant pour les particuliers que les professionnels.

Le communiqué de presse du 30 juin dernier a donc clarifié la suite des évènements d’ici au début d’année 2018. En effet, à compter du 1er janvier de l’année prochaine, Récylum et Eco-systèmes fusionneront leurs activités et deviendront un seul et même éco-organisme baptisé ESR. De la sorte, les activités de chacun seront réunies au sein d’une même structure, permettant alors une optimisation de leurs activités. D’après le communiqué, l’intention est donc d’améliorer la collecte actuelle et d’accélérer son développement en vue d’arriver à « un niveau de qualité du recyclage élevé en valorisant les synergies entre les deux organisations. ».

Crédit photo : Déchets Infos

En appui à cette volonté, c’est un budget annuel de 300 millions d’euros qui est attendu. Ce dernier sera majoritairement financé par les éco-participations payées par les particuliers à chaque nouvel achat d’équipements électriques.

Outre le traitement en fin de vie, ne faudrait-il pas d’abord s’attarder sur l’allongement de la durée de vie des équipements ? C’est en tout cas un chantier qui semble s’ouvrir à l’échelle européenne. En effet, alors qu’on assiste à la consolidation des éco-organismes français, le Parlement européen a, de son côté, adopté un rapport d’initiative visant à faciliter l’allongement de la durée de vie des produits de consommation. Outre la mise en avant des méfaits des freins à la réparation de ces derniers, ce sont 2000 emplois de réparateurs qui ont disparu aux Pays-Bas en 7 ans et 13% de boutiques de réparations fermées en Allemagne en un an, le Parlement met aussi en avant les avantages de la réparation.

« 92 % des Européens souhaitent l’affichage de la durée de vie (ou d’utilisation) des produits », Parlement européen

D’après le rapport, ce serait 200 000 emplois locaux créés si 1% des déchets municipaux européens étaient réparés et réemployés. De plus, le Parlement s’appuie sur l’activité réglementaire des Etats-membres. Pour la France, il fait écho à la loi sur la transition énergétique qui a défini l’obsolescence programmée comme un délit, ainsi qu’à la loi Hamon de 2014 qui a allongé la durée de garantie légale de 6 mois à 2 ans des produits de consommation, dont les équipements high-tech font partie.

La fin de vie des équipements informatiques constitue un réel enjeu en termes d’impacts environnemental et social. Ainsi, l’adoption par le Parlement européen du rapport d’initiative sur une durée de vie plus longue des produits est une bonne nouvelle pour les tenants de la lutte contre l’obsolescence programmée, et laisse espérer un angle positif de la suite des évènements. Du côté des éco-organismes français, gageons qu’ESR parviennent réellement à améliorer la collecte de DEEE !

Aymeric De Wispelaere

Crédit photo : Paris Match