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La French Tech : le high-tech Made in France a de beaux jours devant lui

Depuis sa création fin 2013, la French Tech n’en finit pas d’étendre son rayonnement régional et international. En tant qu’initiateur et soutien, l’Etat français vient de créer le French Tech seed qui accompagnera les levées de fonds à hauteur de 400 millions d’euros pour les jeunes pousses françaises. Focus.

Un phénomène national à rayonnement international

En quatre ans, l’initiative French Tech est passée de projet gouvernemental à porte-étendard de la Tech française. La France n’avait pas pleinement profité du virage numérique des années 2000, cette situation semble révolue. Depuis 2016, le rayonnement de la French Tech à l’international prend de l’ampleur et il n’est plus rare de voir les startups françaises se démarquer lors de salons high-tech de renom, tels que le CES de Las Vegas ou le Web Summit de Lisbonne.

Au-delà d’une identité nationale où ce sont des métropoles françaises qui représentent leurs jeunes pousses respectives, des hubs à l’international se mettent également en place. Lille, Brest, Bordeaux ou encore Lyon pour la France, et Montréal, Dubaï, Abidjan ou Séoul pour l’international, ne sont que quelques exemples des 35 communautés maintenant fédérées qui participent à la promotion et au rayonnement de La French Tech.

Crédit photo : La French Tech

Un Etat français impliqué

À l’origine, c’est l’Etat qui a décidé de lancer le projet French Tech. Dans les faits, il s’agit de fédérer, accélérer et faire rayonner des entreprises technologiques françaises afin de peser davantage dans l’échiquier mondial du numérique. Évoqués précédemment, le rayonnement et la fédération, sont deux chantiers bien engagés. Concernant l’accélération, cela implique la participation de l’Etat dans l’effort monétaire nécessaire au développement de La French Tech. Initialement, 200 millions d’euros ont été dédiés au développement d’accélérateurs portant de jeunes entreprises à fort potentiel dans leur projet de croissance et de recherche de modèle économique. Cette mise à disposition des fonds s’inscrit dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) dont l’opérateur est la Caisse des dépôts et les investisseurs, Bpi France et Business France.

À la suite d’une annonce du Premier ministre français, Edouard Philippe, le 21 juin, un troisième volet du PIA est prévu. Cette fois-ci ce sont 400 millions d’euros dont il est question. Géré par Bpi France, le French Tech seed visera à soutenir les levées de fonds des startups technologiques, c’est-à-dire se reposer sur des apporteurs d’affaires labellisés chargés de suivre les jeunes pousses et de leur trouver des investisseurs privés. Cette annonce s’inscrit dans la lignée du projet « French Tech Horizon 2022 », comprenant les différentes mesures prévues d’ici les prochaines années et visant à amplifier le rayonnement de la French Tech.

Qui sont les startups de la French Tech ?

La communauté regroupe neuf réseaux thématiques comprenant des startups dont l’activité est intégralement ou en partie liée aux technologies de la santé, de la finance, des Cleantech (ou technologie propres) ou encore de l’éducation, pour ne citer qu’elles.

Parmi les entreprises les plus connues, Qwant et Blablacar. Signe de leur bonne santé économique actuelle, la première citée, en plus de son moteur de recherche respectueux de la vie privée de ses utilisateurs, a récemment annoncé étendre son champ d’activité à la messagerie électronique, la cartographie, le paiement, la santé et le sport d’ici septembre. Pour le site de covoiturage, l’épisode historique de grève SNCF a permis à la startup française de diversifier son offre de transports avec les tests de trajet en bus et le lancement de l’application Blablalines pour les covoiturages quotidiens.

Au total, c’est un florilège de plus de 10 000 startups qui étoffent maintenant les rangs de la French Tech. Qu’il s’agisse de Care eat, une application contre le gaspillage alimentaire, d’Uppersafe, un outil de sécurisation des équipements informatiques ou d’Air Naturel pour connaître en temps réel la qualité de l’air intérieur, il existe une multitude de jeunes pousses qui n’attendent que leur chance de percer dans ce marché mouvant.

Face à une hégémonie américaine de plus en plus bousculée, le secteur high-tech voit la naissance d’entreprises technologiques de divers horizons. Même si la France fait figure de bon élève, elle est encore assez loin d’égaler les ténors du marché que sont Google, Microsoft et autres Amazon. Il reste beaucoup de travail mais gageons que la French Tech continue sur sa lancée !

Aymeric De Wispelaere

Crédit photo : https://www.atlanpole.fr