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La sécurité des batteries, nouvel enjeu de R&D ?

Les batteries font partie intégrante de l’ère de la Mobilité. Une position qui les place au centre de l’attention, notamment lorsqu’il s’agit d’évoquer leur puissance, le but étant, en effet, d’avoir des terminaux mobiles capables d’allier performance et autonomie. Toutefois, les problèmes de sécurité rencontrés par Samsung et son Galaxy Note 7 sembleraient avoir placé le sujet de la sécurité comme nouveau point d’attention ! Focus.

Tandis que Samsung revient petit à petit dans la course des smartphones haut de gamme suite au problème de batterie défectueuse ayant prématurément stoppé la vente de son Galaxy Note 7, ce dernier évènement semble également avoir insufflé de nouveaux enjeux dans la conception de batteries. En effet, bien que les problèmes de batteries défectueuses touchent plus de fabricants qu’il n’y paraît, les récents démêlés de Samsung ont incité le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie de la Corée du Sud à prendre des mesures visant à encadrer la fabrication de batteries au lithium-ion, le type de batterie utilisé pour les terminaux mobiles actuels, dont le fameux Note 7.

Sur la base d’une enquête portant sur les batteries équipant ce dernier, le gouvernement coréen espère ainsi mettre en place des règles de sécurité plus strictes que les fabricants devraient intégrer dès la fabrication des batteries. Il s’agirait également de prévoir une simplification des systèmes de rappel permettant ainsi la récupération rapide des équipements défectueux.

À l’instar de ces problèmes de sécurité, l’innovation n’est pas en reste sur ce type de technologie. Il est vrai que les batteries font déjà l’objet d’une attention particulière de la part d’acteurs divers et variés, tels que des universités ou bien des pôles de R&D de grands groupes. Composition de la batterie, système de refroidissement, chacun y va de sa solution censée améliorer la performance ou l’autonomie de ce composant.

Crédit photo : ZDNet

Parmi les dernières innovations, l’Université de Floride a mis au point un supercondensateur censé être jusqu’à vingt fois plus puissant qu’une batterie lithium-ion, avec une durée de vie plus longue permettant 30 000 cycles de recharge contre 1500 pour les batteries standards. Pour ce faire, ils ont utilisé du graphène, un matériau aux propriétés avantageuses permettant également la réduction de taille du composant, laissant ainsi présager la poursuite de la miniaturisation des équipements IT !

Cette innovation est toutefois encore à l’état de concept, tout comme d’autres de batteries plus performantes se substituant à celles au lithium. Des chercheurs de l’Université de Stanford sont, quant à eux, parvenus à remplacer le lithium d’une batterie par de l’aluminium. Un matériau plus simple à recycler et dont la propension à moins chauffer (et donc à risquer d’exploser) pourrait bien rencontrer un franc succès !

Alors que les recherches et les prototypes se suivent et ne se ressemblent pas, il est difficile de dire si la nouvelle génération de batteries qui remplacera la technologie au lithium est déjà en route. Toutefois, face aux conséquences environnementales qu’engendre l’extraction de cette ressource, il reste intéressant de suivre les avancées de chercheurs dans le domaine, en espérant que leurs solutions soient plus propres !

Du côté de la sécurité des batteries, les actions se mettent en place plus rapidement et ce sujet semble être un enjeu plus atteignable pour les constructeurs IT que ceux relatifs aux aspects environnementaux. Ces derniers semblant intéresser davantage des universités que de grands noms de l’high-tech. Gageons que les institutions parviennent à imposer aussi rapidement à l’avenir des règles strictes et contraignantes en matière de respect de l’environnement !

Aymeric De Wispelaere

Crédit photo : Forbes