Le Big Data et son potentiel vers la responsabilité environnementale des entreprises

Les progrès dans la collecte des données, la puissance de calcul et la connectivité nous permettent d’avoir accès à une quantité d’informations inimaginable. IBM estime d’ailleurs que d’ici à 2020, il y aura 300 fois plus d’informations dans le monde qu’il n’y en avait en 2005, soit un total de 43 milliards de gigaoctets. Le challenge pour les entreprises est donc de savoir décortiquer et analyser ces données à bon escient.

En effet, dire que nous découvrons tout juste la face visible de l’iceberg sur la manière dont nous pouvons traiter ces informations serait un euphémisme. Le potentiel du Big Data pour les entreprises ne s’arrête pas à la simple amélioration de leur CRM. Le Big Data regorge d’informations permettant aux entreprises de mieux comprendre et d’agir sur leur impact environnemental.

Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises tentent de comprendre l’incidence de leur activité, sur l’ensemble du cycle de vie de leurs produits et/ou de leurs services. Cela signifie pour elles aller voir ce qu’il se passe en dehors de leurs propres locaux en analysant l’impact environnemental des matières premières, des sous-traitants, les émissions carbones liées aux déplacements des employés, l’utilisation des produits par les consommateurs etc.

Les entreprises le savent : la collecte et la compréhension des données relatives au fonctionnement de l’organisation conduisent à des connaissances qui peuvent améliorer le processus décisionnel, préciser les objectifs et les points sur lesquels les efforts doivent se concentrer. Jusque récemment, les entreprises devaient lutter pour obtenir une vision complète de l’impact de leur activité sur l’environnement. La multiplication des supports et formats de documents, la dispersion sur les différents sites et vers les différents interlocuteurs etc… rendaient difficiles le regroupement et l’analyse les informations.

L’analyse des résultats pour le groupe BT (l’opérateur historique de télécommunication britannique) en est un très bon exemple. L’étude réalisée par Carbon Trust a démontré que les émissions carbone en dehors du contrôle direct du groupe s’élevaient à 92%. Plus précisément, les deux tiers de ces émissions provenaient de la chaîne d’approvisionnement de BT impliquant plus de 17 000 fournisseurs dans le monde. Le croisement de ces données a donc mis en évidence des dysfonctionnements et les points sur lesquels le groupe devait se recentrer.

Le Big Data déborde d’opportunités en matière de logiciels et d’applications informatiques afin de simplifier la collecte et le traitement des données. Pour les entreprises, les bénéfices du Big Data orientés vers le développement durable sont multiples et riment avec changement, innovation, création de valeur, réduction des coûts et augmentation de la rentabilité sur le long terme. Un cocktail positif qu’il semble aujourd’hui difficile de négliger.

Source: © http://www.theguardian.com