• #Chiffre
  • #Etude
  • #IoT
  • #Maison connectée
  • #Objet connecté

Le chiffre à connaître : 10%

D’après une étude Gartner, seuls 10% des ménages auraient sauté le pas de la maison connectée. Pourtant foisonnantes, les solutions pour rendre son quotidien plus simple et/ou plus économique manqueraient-elles d’attrait ? Décryptage.

La maison connectée, ou smart home en anglais, se réfère aux objets connectés permettant le pilotage de certaines de ses fonctionnalités liées à des questions énergétiques (chauffage, etc.), sécuritaires (portes et fenêtres) ou bien d’équipements (électro-ménager), entre autres. Nous vous en parlions lors d’une précédente infographie sur le sujet, les objets connectés liés à la domotique devraient connaître une croissance de 20% rien que pour cette année 2017, signe d’une bonne forme de l’offre, qui n’a de cesse de proposer des équipements toujours plus originaux et censés nous rendre la vie plus facile.

D’ailleurs, les exemples foisonnent ! Tado Cooling permettant le pilotage de votre climatisation via smartphone, Hydrao avec son pommeau de douche ludique et économe en eau, ou encore Eugène, la poubelle connectée qui facilite le tri, ils ne représentent qu’une très courte liste de solutions parmi d’autres. De plus, tant les géants de l’IT que de jeunes start-ups prennent part au développement, bien que le marché puisse se concentrer de temps à autre.

Cependant, une étude Gartner a récemment mis en avant une toute autre vérité. Réalisée auprès de 10 000 consommateurs habitant soit aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en Australie, l’enquête a révélé que seulement 10% des ménages profitaient de solutions smart home. Étude confirmée par une autre du cabinet Context, mettant en avant que 89% des français n’avaient pas une réelle connaissance des opportunités offertes par la maison connectée. Avec un tel constat, quel pourrait être le frein au développement de la smart home, alors que les entreprises font littéralement pleuvoir des objets connectés sur le marché ?

Bien que ces derniers ne soient pas dénués d’impacts, tant sur le plan énergétique qu’environnemental, l’un des facteurs n’incitant pas à opter pour leur installation dans les foyers pourrait bien avoir attrait à la sécurité des données et à leur confidentialité. En effet, le marché de l’IoT peut encore souffrir d’un manque de structuration, comme nous avons pu le constater lors d’un précédent article, relatif à l’absence d’un réel cadre d’interopérabilité (d’une infrastructure réseau commune) entre les objets connectés mis sur le marché. Face à cette multitude d’objets sans réels cadre commun et donc plus vulnérables selon la prévoyance de l’entreprise à développer un hardware sécurisé, difficile pour le consommateur d’avoir le confort de solutions intégrales offrant une sécurité globale à l’abri des piratages…ou des regards indiscrets.

Toutefois, au-delà de tout enjeu sécuritaire et de prise en compte d’impacts énergétique et environnementaux, la non-adoption de solutions de smart home peut aussi chercher son origine du côté de la volonté ou non des consommateurs à réellement souhaiter ce type d’objets. D’ailleurs, l’étude de Gartner le montre, 58% des personnes ayant installé des objets connectant leur domicile, préfèrent les appareils comportant des boutons et des cadrans, plutôt que ceux nécessitant une télécommande ou une application.

À l’heure où certaines personnes cherchent à contrôler leur connexion et ainsi éviter l’écueil du connecté-tout-le-temps-et-à-toutes-heures, se pourrait-il que les fabricants de solutions pour maison connectée soient devant un public peu enclin à connecter leur domicile, voire même leur frigo ?

Crédit photo : EcoGuide IT & Freepik by Flaticon