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Le chiffre à connaître : 13,4 milliards

C’est le nombre d’objets connectés recensés en 2015. Par objets connectés, entendez montre, bracelet, balance ou encore vêtement (…), une liste non exhaustive puisque leur nombre ne cesse de croître et l’innovation est constante ! Mais que nous dit ce chiffre sur les impacts environnementaux et sociaux qu’ils génèrent ?

Avec un nombre aussi important, ce qui est sûr c’est que l’on trouve de tout. En matière d’innovation, les objets connectés prennent parfois le chemin du Green IT avec des initiatives comme O Phone ou la machine digitale de recyclage Canibal. D’autres encore prennent le parti de l’IT for Green, concept consistant à développer des produits IT dans un but social, sanitaire ou environnemental, comme l’entreprise DOT. Toutefois, quelle que soit leur visée, la majorité des fabricants d’objets connectés du marché, ne prennent pas suffisamment en considération les impacts inhérents à la technologie. Un constat engendrant bien des problèmes pour lesquels l’on discerne clairement trois grands impacts :

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L’énergie

L’enjeu énergétique touche l’ensemble des équipements IT, les appareils consomment de l’énergie lorsqu’ils sont en fonctionnement, mais également lorsqu’ils sont en veille !

En effet, d’après un rapport rendu par l’Agence Internationale de l’Environnement en 2014, « le gaspillage énergétique atteindrait environ 120 milliards de dollars en 2020 ». La somme, payée par les consommateurs, a comme principal responsable le mode veille qui est souvent considéré à tort comme un mode ne consommant pas d’énergie.

Afin de lutter contre ce phénomène, il en est de la responsabilité des fabricants d’objets connectés de considérer, lors de la phase de conception d’un équipement, l’impact de la consommation d’énergie. Côté consommateur, il est essentiel d’avoir les bons réflexes ! Pour bien commencer, rendez-vous sur la page « Bonnes pratiques IT » de notre guide d’achat durable.

Paradoxalement, le développement des objets connectés répond également à une volonté de mieux maîtriser les dépenses énergétiques. En effet, certains objets connectés, surtout dans le cadre de la domotique, sont conçus pour aider les particuliers ou entreprises à réduire leur consommation d’énergie. Pour cela, ces objets permettent certes, d’évaluer les consommations actuelles, mais aussi de piloter à distance l’extinction des multiprises, des prises électriques, etc. Cela est notamment proposé par la société eSMART avec sa solution domotique connectée à un smartphone contrôlant à distance les systèmes de la maison.

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Les ressources

Saviez-vous que la fabrication d’un smartphone demande 44 kilos de matières premières, pour un poids oscillant entre 100 grammes et 300 grammes ?! De la même manière, la fabrication d’objets connectés nécessite une consommation de ressources importante. Toutefois, l’un des problèmes entourant les objets connectés est qu’il difficile de connaître leur composition et donc la quantité de matières premières nécessaires à leur fabrication. La communication environnementale autour des objets connectés est opaque, tout comme elle l’était au début pour les ordinateurs, smartphones et autres technologies.

Autre problème inhérent aux objets connectés et touchant également le reste des équipements IT : la disponibilité des matières.

Les ressources comme le tantale, pour lequel on estime l’extinction des gisements exploitables à un coût acceptable d’ici 2038 ou encore le cobalt  avec un épuisement prévu pour 2120, sont des métaux essentiels à la composition des équipements électroniques. Leur disparition revêt un enjeu technologique pour les constructeurs IT ainsi qu’un enjeu environnemental non négligeable, triste conséquence de l’activité humaine sur la disponibilité des ressources !

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Le recyclage – Le traitement des ressources

De l’impact de l’utilisation des ressources découle la prise en compte du traitement en fin de vie des objets connectés et de la récupération et de la recyclabilité des ressources en question. Le recyclage est un enjeu important pour notre génération, comme précédemment évoqué, l’épuisement de matières premières d’ici 30, 40, 50 ans, dus notamment à l’usage intensif de ces dernières dans les produits IT aura des conséquences environnementales et économiques sérieuses. De plus, la proportion d’objets connectés fabriqués ne cessant d’augmenter, prévoyant :

« En trois ans, le volume annuel de déchets relatifs aux objets connectés pourrait atteindre plus de 5 millions de tonnes… »

Au même titre que l’enjeu énergétique, il est de la responsabilité des constructeurs de concevoir des produits facilement démontables, donnant la possibilité de remplacer les pièces au lieu de racheter un l’intégralité d’un équipement neuf, mais également contenant plus de composants recyclés et recyclables !

Du côté des consommateurs, recycler est le geste essentiel à connaître, rendez-vous sur l’EcoGuide IT, à la page dédiée afin d’obtenir des conseils pour la fin de vie de vos produits high-tech.

Les objets connectés représentent à eux seul un challenge environnemental grandissant. Si l’on considère les estimations il existera :

38,5 milliards d’objets connectés d’ici 2020, soit 5 fois plus que d’humains !

Des prévisions qui font tourner la tête et qui en disent long sur les défis à relever au sein du secteur IT pour inverser la tendance et réduire son impact sur l’environnement. Autrement, les différents enjeux passés en revu dans cet article n’en deviendront que plus sérieux ! Il est temps d’amorcer un changement non ?

 Crédit photo : EcoGuide IT