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Le chiffre à connaître : 20 ans !

L’association de promotion et de défense du logiciel libre, April, fête ses 20 années d’existence ! En deux décennies, l’association n’a eu de cesse d’œuvrer pour rendre les logiciels libres connus de tous. Mais quid du logiciel libre et de ses applications durables ?

Le logiciel libre désigne « un logiciel qui est fourni avec son code source et dont l’utilisation, l’étude, la modification et la diffusion des versions modifiées, sont autorisées. Un logiciel libre n’est pas forcément gratuit, même si c’est souvent le cas. » Plus concrètement encore, il est attribué quatre grandes libertés au logiciel libre que l’April énonce,

la liberté d’utiliser le logiciel, pour quelque usage que ce soit (liberté 0) ;

la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos propres besoins (liberté 1). L’accès au code source est une condition pour tout ceci ;

la liberté de redistribuer des copies de façon à pouvoir aider votre voisin (liberté 2) ;

la liberté d’améliorer le programme, et de diffuser vos améliorations au public de façon à ce que l’ensemble de la communauté en tire avantage (liberté 3). L’accès au code source est une condition pour tout ceci.

L’April est présentée comme l’association pionnière en matière de logiciel libre en France. Fondée en 1996, cette dernière est composée de personnes, d’entreprises, d’associations et d’organisations d’horizons divers, qui se retrouvent autour des valeurs du libre. L’association compte aujourd’hui plus de 4090 adhérents !

L’April a pour vocation de permettre la démocratisation du logiciel libre afin que chacun puisse se l’approprier. Ainsi, elle mène une campagne de sensibilisation grâce, par exemple, à la mise en place d’Expolibre, une exposition itinérante sur 4 grands panneaux présentant les enjeux du logiciel libre. Ces affiches sont disponibles à tous et téléchargeables gratuitement et peuvent donc être installées n’importe où, afin de sensibiliser et de familiariser tout un chacun au logiciel libre.

La portée du logiciel libre a évolué au fil des années, son intégration dans la loi pour une République Numérique, dans le cadre du partage par les organismes publics des codes sources et des données publiques pour plus de transparence, démontre ainsi des enjeux de société relatifs à ce type de logiciel pour l’avenir. En effet, la démocratisation des logiciels libres revêt certains avantages d’un point de vue économique, social mais aussi environnemental.

Pour le premier avantage, il est vrai que du côté des utilisateurs, le logiciel libre peut être synonyme d’économies en évitant les coûts associés à l’achat de licence. Ce système permet aux administrations publiques, par exemple, de s’équiper plus facilement, mais également de lutter contre la fracture numérique en équipant les écoles à moindre coût !

Le second avantage tient de la nature même des logiciels libres qui permettent un rapprochement entre les individus. Ceux-ci permettent la communication entre divers utilisateurs (développeur, professionnel, particulier) pour la création de projets communs. Tout code source peut être modifié et amélioré par chacun des utilisateurs, cela favorise ainsi le partage et l’amélioration continue d’un outil qui peut servir sans restriction, à ceux qui le souhaitent !

Aussi, certaines applications des logiciels libres servent à préserver l’environnement, comme la plateforme anonyme Wildleaks. Ce « lanceur d’alerte vert » permet à ses utilisateurs de dénoncer les crimes contre l’environnement. Sur un autre aspect environnemental, le logiciel libre est également un moyen de lutte contre l’obsolescence logicielle qui équivaut, de la part des fabricants, à réaliser des mises à jour logicielle régulières de plus en plus gourmandes en capacités informatiques, rendant au fil du temps nos appareils incompatibles car insuffisamment puissants pour supporter les mises à jour. Les utilisateurs se retrouvent alors à devoir changer d’équipement IT, même si celui-ci est encore fonctionnel. Derrière l’obsolescence logicielle, on retrouve alors les mêmes problématiques que dans le cas d’une obsolescence matérielle : une utilisation accrue de ressources naturelles nécessaires à la fabrication de nouveaux équipements IT et une augmentation de la quantité de Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE) émis.

Le logiciel libre intervient ainsi comme un élément de solution à apporter à la durée de vie limitée dont sont aujourd’hui victimes nos équipements !

L’April se positionne, ainsi, en premier défenseur français du logiciel libre et veille à sa démocratisation auprès de tous. Après 20 ans d’existence et un bilan, somme toute, positif, le logiciel libre a encore de beaux jours devant lui !

Crédit photo : EcoGuide IT & Flaticon by Freepick