Le FBI blâme Google et Apple concernant le chiffrement des contenus de leurs terminaux mobiles.

Apple et Google décident de renforcer le chiffrement de leurs smartphones au grand dam du FBI.

Après que Microsoft ait refusé en bloc de céder à plusieurs injonctions de la justice américaine lui demandant l’obtention de données d’un client stockées en Irlande, c’est à Google et Apple de s’attirer les foudres d’une autre institution américaine, le Federal Bureau of Investigation (FBI).

Lors d’un entretien avec un journaliste du Wall Street Journal, l’actuel directeur du FBI, James Comey, s’est dit « préoccupé » par la volonté affichée de Google et Apple de commercialiser des terminaux mobiles non traçables par les forces de l’ordre. En effet, avec l’IOS 8 lancé la semaine dernière avec l’iPhone 6 pour Apple et l’Android L pour les smartphones sous l’OS mobile de Google, les deux géants américains ont affiché une réelle volonté de renforcer le chiffrement des contenus de leurs smartphones.

Alors que le FBI invoque une décision déraisonnée permettant à des malfrats de bénéficier de cette sécurité renforcée et donc d’agir impunément au-dessus de la Loi, les deux sociétés ont préféré jouer la carte de la prudence en montrant à leur clientèle respective leur volonté de les soustraire à des risques d’espionnage massif. Et c’est bien là la raison principale de cette stratégie. Ces dernières années ont été marquées par des révélations telles que celles faites par Edward Snowden concernant la collecte de métadonnées. Face à une montée de la méfiance des consommateurs, les sociétés comme Apple et Google se sont donc senti « obligées » de rassurer si elles désiraient conserver leur clientèle.

Ces nouvelles dispositions de protection ne ferment tout de même pas entièrement la porte aux autorités qui souhaitent obtenir l’accès aux données de suspects. Certes, avec l’OS 8, Apple n’est plus en mesure de divulguer les mots de passe des terminaux mobiles qu’il commercialise, mais le « cloud », où les données des appareils mobiles (iPhone, iPad etc.) sont hébergées sur les serveurs Apple en vue d’être sauvegardées, reste encore à portée des autorités et leur permettra donc encore de parvenir à leurs fins.

La fronde initiée par Microsoft, maintenant relancée par Apple et Google, permet aux utilisateurs d’IT d’augmenter la sécurité relative à leur vie privée. Cependant, James Comey s’est dit ouvert à un dialogue avec les deux géants et affiche son souhait de discuter d’un changement rapide de leur politique de sécurité.

Reste à voir si Apple et Google vont maintenir leur position… Affaire à suivre.

© http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/09/26/bras-de-fer-entre-le-fbi-apple-et-google-sur-le-cryptage_4494751_4408996.html
© http://www.silicon.fr/fbi-gronde-apple-google-chiffrement-contenus-96990.html
© http://www.ecoguide-it.com/microsoft-ne-cede-pas-face-a-la-justice-americaine-1139296