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Le numérique au service de la consommation responsable

Cuillers et verres connectés, applications mobiles ou plateformes collaboratives, nos habitudes alimentaires se sont emparées des outils numériques et s’ouvrent à de nouveaux horizons. Est-ce synonyme de consommation responsable ? Éléments de réponse.

L’alimentation d’aujourd’hui est connectée

Difficile d’imaginer notre vie quotidienne sans solutions numériques. Notre alimentation n’y déroge pas. Le marché des objets connectés se développe et avec, l’électroménager présent dans les cuisines (réfrigérateurs, fours, grille-pains, etc.), mais aussi des objets originellement non-électriques tels que les assiettes, les fourchettes, se montrent de plus en plus sophistiqués. Face aux réfrigérateurs connectés effectuant un suivi de leur remplissage et aux fourchettes et assiettes couplées à des applications mobiles devenant de véritables coachs alimentaires, la tentation de remettre le couvert au sujet des impacts environnementaux et sociaux de ces équipements électroniques est grande.

Manger sain et responsable grâce au smartphone

Au lieu de se lancer dans l’achat d’un nouveau matériel connecté, utilisons la technologie pour optimiser notre alimentation. Certaines applications permettent de lutter contre le gaspillage alimentaire, à l’instar de Too Good To Go. Disponible gratuitement, elle met en relation les restaurateurs et les consommateurs en proposant à prix cassé les invendus de la journée, limitant ainsi le gaspillage d’aliments non consommés.

Crédit photo : https://soifdevoyages.com

Les restaurants collectifs aussi se lancent dans ces démarches durables. Depuis le début de l’année, l’application Meal Canteen propose aux convives des restaurants collectifs de commander la veille leur menu afin d’aider les cuisiniers dans la préparation des plats selon les envies et disponibilités de chacun.

« Pour un restaurant servant 500 convives en moyenne 200 jours sur une année, le gaspillage représente entre 15 et 20 tonnes par an. » ADEME

Outre le gaspillage alimentaire, les smartphones sont devenus des vecteurs d’information qui tracent nos aliments en temps réel. Grâce au projet collaboratif Open Food Facts (indépendant des industriels de l’agroalimentaire), l’application Yuka établit une évaluation de la qualité des produits sur la base de leurs qualités nutritionnelles (60% de la note), de la présence d’additifs (30%) et de leur dimension biologique (10%), c’est-à-dire la certification bio française et/ou européenne. Les utilisateurs scannent le code-barre des produits avec leur smartphone et accèdent à son évaluation (la couleur verte indique un produit excellent, orange pour médiocre et rouge pour mauvais).

Enfin, pour les « consomm’acteurs », l’association I-buycott met à disposition, depuis fin septembre, l’application BuyOrNot permettant de scanner des produits et d’obtenir une évaluation basée sur les qualités nutritives du produit, ainsi que sur son impact environnemental et sociétal. L’association fait remonter les potentiels scandales rattachés à l’entreprise à l’origine du produit et informe le consommateur, à lui de choisir s’il veut acheter ou non.

« La Ruche qui dit Oui ! » et le réseau AMAP n’ont qu’à bien se tenir !

Si dégainer votre smartphone au supermarché pour scanner chaque produit est fastidieux, reste l’achat en ligne. En juin dernier, le site La Fourche a vu le jour. Cette plateforme de vente met à disposition de ses adhérents des produits bio entre 25 et 50% moins chers qu’en magasins traditionnels. Toutefois, pour permettre à tous d’accéder à une consommation plus responsable, les fondateurs s’engagent à rendre l’adhésion gratuite aux familles dans le besoin, identifiées grâce à l’aide d’associations reconnues d’utilité publique et de Centre Communaux d’Actions Sociales (CCAS).

En 2018 mieux consommer n’est plus l’apanage de quelques consommateurs engagés. Grâce aux outils numériques, il est tout à fait possible de responsabiliser notre consommation. Pour une alimentation plus saine et un usage IT for Green de nos équipements high-tech !

Aymeric De Wispelaere

Crédit photo : Shutterstock