Le projet Ara annoncé par Google comme le début d’une nouvelle ère!

Une base modulable, pilier de tout un nouvel éco-système, telle est la vision de Google pour son projet Ara

Le projet Ara est sur toutes les lèvres depuis octobre dernier. Né de l’imaginaire du designer néerlandais Dave Hakkens et du soutien apporté par les réseaux sociaux, le Phonebloks , devenu Projet Ara après son association avec Motorola, ne cesse de faire couler de l’encre. L’idée ambitieuse soulève en effet de nombreuses interrogations tant sur sa conception comme sur les changements qu’elle va engendrer dans le secteur de la téléphonie.

Google, après avoir racheté puis revendu Motorola, a conservé certains brevets du constructeur américain, mais il a également et surtout gardé le laboratoire ATAP (Advanced Technology and Projects group), détenteur et développeur du projet Ara.

Ce nouveau concept de téléphone est voué à révolutionner le domaine de la téléphonie, un fait implicitement réaffirmé mardi dernier lors d’une conférence pour les développeurs du géant américain sur le sujet. Le modèle est simple : une plate-forme matérielle et modulaire, puisque faite de blocs interchangeables, permettant à l’utilisateur de composer son téléphone selon ses désirs, esthétiques mais aussi et surtout technologiques.

Cette conférence est à apparenter à une première vraie officialisation du projet, Google y ayant enfin dévoilé le MDK (Module Development Kit) en version alpha. En dévoilant ce kit qui sera l’endosquelette Ara, Google amorce une partie de sa stratégie. En effet, à partir de cette base, dont Google détient pour le moment les droits, n’importe qu’elle compagnie ou particulier pourra développer des modules compatibles. Google dessine ainsi une esquisse de ce projet qui se veut global puisqu’il s’agirait d’établir tout un nouvel écosystème autour du téléphone.
Pour cela, via certaines références à DARPA, le géant américain a implicitement appelé à la mise à contribution des meilleurs dans le domaine pour mettre en place tout ce nouvel environnement de téléphones.

En suivant cette logique, Google a également mis en avant lors de cette conférence tous les possibles barrages à l’avancée du projet, tant sur le point législatif (certification) que sur le point marketing (un trop large éventail de choix au niveau des blocs), montrant ainsi l’importance d’accords et d’un développement en plusieurs parties. Se pose également le problème du tiers responsable en cas de panne de l’appareil : le fabricant du module, Google ou le revendeur des blocs ? Autant d’interrogations auxquelles il sera important de répondre pour la mise en place finale du téléphone.

Le géant américain parle toutefois d’un lancement dès janvier 2015 avec un prix avoisinant les 50$US pour un modèle de base personnalisable au gré des envies de l’utilisateur par la suite. L’utilisation d’imprimantes 3D est d’ailleurs la technologie envisagée pour concevoir les blocs propres au désir de chacun.

Au niveau du fonctionnement, les blocs seront maintenus en place par des aimants, aimants qui agiront comme des interfaces de transport de données et d’énergie (jusqu’à 5 watts). « La vitesse de l’interface est de 10Gb/sec, bien suffisant pour la plupart des applications et des échanges actuels. » Ces blocs seront également plus ou moins épais selon les besoins exprimés.

La conférence de Google programmée à la fin juin devrait encore apporter des précisions à ce fameux Projet Ara très attendu. Mais il n’en reste pas moins que l’idée partie d’une vidéo diffusée sur les liens sociaux a fait beaucoup de chemin. Elle reste d’ailleurs plus que prometteuse et annonciatrice de changements.
Nous espérons toutefois que les aspects environnementaux ne seront pas laissés pour compte.

Sources:
©http://www.cnet.com/
©http://www.geeksandcom.com/