• #Epson
  • #Impression
  • #Lexmark
  • #Recyclage

Le secteur de l’impression loin du recyclage de vieilles idées !

Cette catégorie d’hardware est certainement l’une des plus engagées dans le développement durable pour ce qui est du secteur de l’IT. Tout en faisant preuve de proactivité ou en prenant « juste » en main leurs externalités, certains grands noms de l’impression n’hésitent pas à sortir des sentiers battus pour s’atteler à cette lourde tâche qu’est le recyclage de leurs consommables !

S’il est un secteur de l’IT qui produit beaucoup de déchets durant sa phase d’utilisation, c’est bien celui de l’impression. En effet, qu’il s’agisse de papier ou de cartouches, leur utilisation est indispensable pour assurer le fonctionnement d’une imprimante. Pour faire face à cette émission inaliénable, les constructeurs ont su prendre les devants et proposent des systèmes de reprise permettant d’assurer le bon retraitement de ce type de rebut.

Parmi les constructeurs innovants du secteur, Lexmark a su développer une stratégie l’inscrivant dans une logique d’économie circulaire grâce à son programme Lexmark Cartridge Collection Program (LCCP). Ce dernier consiste à collecter des cartouches usagées afin de réutiliser certains de leurs composants pour en produire de nouvelles. La gamme de la marque s’est donc étoffée d’une cartouche comportant plus de 90% de composants réutilisés. Lexmark a récemment prolongé cet engagement fort dans l’économie circulaire avec des suggestions appuyant le plan d’action « économie circulaire » adopté par la Commission Européenne et baptisée « Closing the Loop » (« Bouclez la boucle »). Cette dernière a donc fait l’objet d’une revue du constructeur qui souhaite intégrer la dimension circulaire à l’ensemble du secteur des impressions, au travers de mesures telles que l’objectif de 50% de composants reconditionnés dans les cartouches d’imprimante vendues en Europe d’ici 2020.

Un autre acteur du secteur, Epson, innove lui aussi dans le recyclage des consommables avec une machine qui, cette fois, s’occupe du papier d’impression. Baptisée PaperLab, cet appareil (assez volumineux) encore à l’état de prototype est une véritable « mini-usine » digérant les feuilles données afin de les retransformer en papier vierge prêt à l’impression. Toutefois, bien que cela puisse assurer un recyclage direct du papier et donc une économie de ressources et de déchets, le process nécessite l’usage de substances chimiques ne garantissant pas un impact environnemental nul dans la pratique. Le PaperLab sera vendu au Japon avant le lancement sur le marché européen, nous attendons de voir avec impatience les retours de ses premiers utilisateurs.

Crédit photo : Epson
Crédit photo : Epson

Les constructeurs n’agissant pas seuls, le site Cartouche-Vide.fr propose, quant à lui, un système de rachat de…cartouches vides (logique) ! Tant à destination des particuliers que des professionnels, l’entreprise met à disposition une filière de retraitement accessible, soit via un bac à collecte à lui renvoyer une fois plein, ou bien par le biais d’un colis postal comportant les cartouches usagées. Une fois récupérées, ces dernières sont triées selon leur état et celles pouvant être réutilisées, sont nettoyées et rechargées en encre. Outre le barème des prix de rachat, le site dresse aussi la liste des marques dont les cartouches sont compatibles avec leur procédé de recyclage.

L’action de ces acteurs pour rendre l’émission de déchets plus faible, voire de limiter l’impact environnemental des consommables via leur réutilisation, confirme l’engagement des constructeurs d’imprimante dans la limitation de leurs impacts. Les engagements et actions RSE atteignent pour certains un niveau de maturité avancée, souhaitons que cela se généralise dans le secteur !