Le smartphone, canal d’informations de plus en plus utilisé par nos médecins !

Ces dernières années, l’essor des nouvelles technologies n’a pas raté de prendre place dans le corps médical. De plus en plus de médecins utilisent un smartphone lors d’une consultation et ce, pour un usage purement médical. Qu’en est-il de la qualité cette nouvelle source d’informations ?

Quel médecin ne s’est jamais servi du dictionnaire Vidal lors d’une consultation ? Ce recueil conséquent est mis à jour annuellement depuis 1914 et permet au praticien français d’avoir accès à l’ensemble des noms de médicaments commercialisés dans l’Hexagone. Ce dictionnaire est un véritable aide-mémoire au vue du nombre croissant de médicaments en circulation sur le territoire français (surtout depuis l’essor de ceux génériques).

Ainsi, depuis toujours amenée à gérer des volumes de connaissances en constante évolution, la Médecine n’a pas été oubliée par les nouvelles technologies. Et les médecins apprennent de plus en plus à en tirer parti !

En effet, d’après une étude effectuée conjointement par le dictionnaire médical Vidal et l’Ordre des médecins auprès de 2154 médecins utilisateurs de smartphones, ces professionnels accordent une part de plus en plus importante au terminal mobile dans le cadre de l’exercice de leur fonction. Alors qu’en 2012, 34% d’entre eux utilisaient un smartphone pour établir une prescription, ils sont plus de 64% en 2014. Il en est de même pour les sites professionnels consultés, ce sont les bases de données médicamenteuses, telles que celles de la société Vidal , qui sont les plus consultées avec 77% des praticiens interrogés utilisateurs en 2014 contre 45% en 2012.

Pour répondre à cette demande, l’offre de solutions technologiques n’est pas en reste. Nous vous parlions la semaine dernière de Samsung qui a lancé un projet visant à prévenir un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) grâce à son smartphone et une barrette ou un casque observant les ondes du cerveau. Il ne s’agissait là que de la partie émergée de l’iceberg !

Toujours d’après l’étude, les médecins ne limiteraient pas l’emploi des nouvelles technologies à leur consultation. En 2014, 17% d’entre eux proposeraient à leurs patients des applications à but médical (contre 8% en 2012) majoritairement pour des suivis : de glycémie, nutritionnels et même tensionnels. Ce que les patients peuvent faire de leur propre chef grâce à une panoplie d’outils disponibles sur les plateformes Android et iOS.

Dans ce registre, le site internet dmdpost propose aux praticiens et aux patients détenteurs d’un iPhone, un répertoire des applications du secteur. Celui-ci les présente une à une, en notifiant leurs fonctions et en proposant une analyse et des visuels. Pour une plus grande impartialité, d’autres éléments tels que les points forts et faibles et les caractéristiques générales sont pris en compte le tout en étant noté sur une échelle de 1 à 20. Pour les professionnels, par exemple on peut trouver l’application « iPansement » disponible pour 4,99€. Ce module réalisé à destination des infirmiers permet d’apporter une aide informationnelle à la prescription de soins et à l’application de pansements (visuel ici ). Pour les particuliers, l’application « Top des médocs » conseille sur l’automédication en notant les différents médicaments disponibles sans ordonnance, les symptômes qui leurs sont liés ainsi que leur prix de vente moyen.

Toutefois, il subsiste en France une barrière réglementaire au développement de la présence des smartphones dans le corps médical. En effet, la circulaire DH/EM1 n°40 du 9 octobre 1995 relative aux « précautions d’emploi des téléphones mobiles cellulaires dans l’enceinte des établissements de santé, les cabinets médicaux et les centres de santé » tolère l’utilisation de smartphones dans les établissements cités mais met aussi en garde contre les risques d’interférences avec les dispositifs médicaux. D’où l’interdiction possible de ces terminaux mobiles dans l’enceinte de certains établissements de santé… L’autre barrière concerne davantage l’hygiène avec le risque de contamination bactérienne accru dû à l’avènement des écrans tactiles.

Avec pour but de faciliter l’accès à l’information médicale ou à des conseils médicaux fournis par des professionnels, l’essor exponentiel des smartphones bénéficient nettement au secteur médical. Toutefois, il serait nécessaire d’adapter cet élan technologique à la réalité du terrain !

Sources :
© http://www.wedemain.fr/Votre-medecin-a-un-nouvel-assistant-son-Smartphone_a849.html
© http://vidalfrance.com/wp-content/download/CP/CP_VIDAL_Mobile_Barom%C3%A8tre2014.pdf
© http://www.sfar.org/article/1088/smartphones-une-nouvelle-technologie-au-service-de-la-medecine
© http://www.lequotidiendumedecin.fr/dossier/les-applis-medicales-succes