Le stockage flash, une réduction des prix mais pas de l’impact !

En parallèle des processeurs, le stockage flash connaît aussi une réduction de sa gravure. Un point positif autant pour la taille du composant que pour son prix, mais pas forcément du point de vue de sa durée de vie…

L’entreprise américaine Micron a annoncé ce mois-ci la production de nouveaux composants flash dont la finesse de gravure atteint les 16nm (contre 20 auparavant). Micron se rajoute donc, avec Toshiba, SanDisk ou même Samsung, à la longue liste des entreprises proposant des mémoires flash à moins de 20nm de gravure. Le point sur lequel Micron se différencie des autres concerne l’utilisation de cellules TLC (pour Triple-Level Cell ). En effet, dans l’absolu Micron proposait déjà une telle finesse mais qui ne concernait que la mémoire NAND MLC ( Multi-Level Cell ). Or, avec le TLC la possibilité de stocker 3 bits par cellule contre 2 pour le MLC octroie à l’américain la possibilité de proposer un composant occupant 28% d’espace en moins pour la même quantité de mémoire. L’entreprise Silicon Motion a d’ailleurs déjà annoncé être bientôt en mesure de produire un nouveau contrôleur à destination des SSD de 16Go qui seront concernés par cette mémoire NAND TLC.

Globalement, c’est une réduction du coût de production qui est à prévoir pour le composant, ce qui impacterait positivement le prix de vente des SSD ou autres clefs USB qui ne cesse déjà de décroître. En effet, de nos jours pour un SSD de 120 ou de 240Go, il faut payer respectivement 60 ou 110€. Un point positif pour les consommateurs finaux !

Toutefois, cette innovation est entachée de défauts peu responsables sur le plan du Green IT. Tout d’abord, la technologie TLC contraint à une utilisation de la mémoire flash exclusivement pour les PC Fixes, ce qui limite l’étendue de l’innovation et donc son accessibilité à un public large. Le deuxième aspect peu reluisant concerne la durée de vie du produit. En effet, comparé aux cellules MLC ou SLC ( Single-Level Cell soit un élément par cellule), le nombre d’écriture possible est inférieur et peut donc provoquer plus rapidement des ralentissements du rythme de celles-ci au fur et à mesure du temps et de l’usure, ce qui en définitif incite au remplacement de la mémoire flash plus fréquemment qu’avec les cellules MLC ou SLC.

De manière générale, la tendance observée depuis quelques temps se confirme de jour en jour. Le stockage via mémoire flash baisse en prix, gagne en espace de stockage et étend son champ des possibles quant aux possibilités d’utilisation (cf. article précédent sur l’InfiniFlash de SanDisk : ici ). Malheureusement, nous constatons également que cela se réalise au détriment de certains aspects Green IT. Au vue du potentiel innovant du secteur, espérons que cela se rectifie rapidement afin d’éviter de grossir les rangs déjà bien garnis des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques !

Sources :
© http://www.silicon.fr/stockage-flash-micron-se-lance-16-nm-118344.html
© http://www.tomshardware.fr/articles/tlc-nand-silicon-motion-micron,1-56419.html