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L’Earth Overshoot Day ou quand l’humanité vit à crédit !

Cette année, le 2 août sera synonyme du « jour du dépassement ». À compter de cette date, cela signifie que l’humanité a consommé plus de ressources naturelles que la planète est capable de renouveler en 12 mois. Chaque année, l’arrivée toujours plus tôt de cette journée est l’occasion de revenir sur les causes inhérentes à l’activité humaine, dont parmi celles-ci, la part de responsabilité de l’IT ! Quelles sont les raisons et les solutions qui nous pousseraient à parvenir à un Numérique responsable ? Voici quelques pistes !

Depuis 1986, l’Organisation Non-Gouvernementale (ONG) Global Footprint Network détermine cette journée de dépassement et rend visible une tendance inexorable : la date avance au fur et à mesure des années. Alors qu’en 2000 elle tombait le 1er octobre, en 2008 le 23 septembre, depuis quelques années la période stagne durant la période estivale mais continue tout de même d’avancer. Ainsi, après le 3 août pour l’année 2016, c’est le 2 du même mois qui tombe pour cette année 2017.

En quelques chiffres, cela signifie qu’il faut actuellement 1,7 planètes pour subvenir aux besoins annuels en ressources naturelles de l’humanité. Cependant, chaque pays n’a pas la même part de responsabilité. L’Australie et les États-Unis tiennent le haut du pavé avec respectivement 5,2 et 5 planètes nécessaires pour subvenir aux besoins annuels de leur population, le chiffre monte à 3 pour la France. À l’inverse, la population indienne nécessite 0,6 planète pour subvenir à ses besoins annuels en ressources naturelles.

Crédit photo : Global Footprint Network

Parmi les 15000 données prises en compte par Global Footprint Network pour le calcul de cette date, il y a l’empreinte carbone de l’Homme, la consommation d’eau ou encore les ressources utilisées pour la pêche et l’élevage. Ainsi, les conséquences de cette surconsommation ne sont pas inconnues du grand public, déforestation, réchauffement climatique ou encore déclin de la biodiversité, sont autant de signes avant-coureurs prouvant que la consommation humaine de ressources naturelles n’est actuellement pas soutenable.

L’ONG ne pointe pas nécessairement du doigt une activité humaine plus que l’autre, cela permettant de garder à l’esprit que toute action a une conséquence sur l’environnement. De la sorte, le Numérique ne déroge pas à la règle. La fabrication d’équipements informatiques, leur traitement en fin de vie ou encore les pratiques d’utilisation, sont autant de sources d’impacts environnementaux sur lesquels il faut garder un œil. En effet, rappelons qu’il faut, par exemple, 70 kg de matière pour produire, utiliser et éliminer un seul téléphone. Au niveau de l’usage, l’ère du tout-Numérique n’est pas non plus sans conséquences et des réflexes sont nécessaires pour tâcher de limiter l’impact carbone du Cloud et d’Internet.

« Les recherches Google émettent 7 tonnes de CO2 par jour »

Fort heureusement, outre l’EcoGuide IT proposant des conseils pratiques d’utilisation et en fin de vie, en plus d’un livre blanc sur « Comment acheter son high-tech durable ? », de nombreux acteurs de la sphère high-tech œuvrent à rendre le Numérique plus responsable. C’est le cas, par exemple, de l’association Halte à l’Obsolescence Programmée (HOP) qui, entre autres actions, a mis en place en début d’année une consultation citoyenne, Opé2017, visant à formaliser un ensemble de mesures afin de lutter contre l’obsolescence programmée. D’autres ONG que Global Footprint Network sensibilisent aussi le public, Greenpeace, par exemple, publie fréquemment des rapports sur l’approvisionnement énergétique du Cloud ou encore sur la réparabilité des équipements informatiques (en partenariat avec l’association iFixit pour ce dernier).

Ainsi, le « jour du dépassement » est l’occasion de remettre à plat la considération de l’impact de notre utilisation du Numérique. En effet, son développement exponentiel dans nos activités quotidiennes, nécessite de s’attarder dessus pour veiller à ce que les impacts induits ne prennent pas des proportions considérables. Bien que cela puisse déjà être le cas, il est alors plus que nécessaire de s’informer et d’agir pour rendre le Numérique plus responsable. Les solutions existent !

Crédit photo : Ecobnb