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L’empreinte énergétique de l’IT sous la loupe de Greenpeace !

Depuis 2009, l’Organisation Non-Gouvernementale (ONG) Greenpeace dresse un état des lieux de l’empreinte énergétique des grands acteurs de l’IT et des différents usages d’Internet. Applications de messagerie, recherche Internet, e-commerce, tous les grands acteurs qui s’y réfèrent sont étudiés par l’ONG ! Découvrez le bilan établi par l’EcoGuide IT de cette édition 2017 du rapport Click Clean de Greenpeace !

En huit années d’existence, le rapport Click Clean de Greenpeace a permis de suivre l’évolution des stratégies énergétiques des géants mondiaux de l’IT. D’un autre point de vue, il permet aussi de s’informer du positionnement d’une entreprise IT en matière d’intégration des énergies renouvelables dans son mix énergétique, en vue d’offrir l’accès à ses services web tels que le streaming, l’e-commerce ou encore le blogging, tout en réduisant ses émissions carbone.

De ce fait, le rapport publié par Greenpeace met autant en avant les bons et les mauvais élèves de la sphère IT, que les impacts énergétiques de tel ou tel service web pris spécifiquement à part des autres. Parfois, au point de susciter des réactions des acteurs concernés, comme cela avait été le cas pour Amazon en 2015, qui avait annoncé, suite à son rappel à l’ordre par l’ONG, la mise en place d’un projet de ferme solaire visant à améliorer la part des énergies renouvelables au sein d’Amazon Web Services, sa branche de services Cloud. Ainsi, le cru 2017 a réservé son lot de constatations et de remise à l’ordre.

La Silicon Valley en position de force

Première surprise, le bon élève de 2015, Apple, bien que toujours en tête, a vu sa part de 100% d’apport en énergies propres s’abaisser à 83%, laissant ainsi de la marge aux sources d’énergies moins « vertes » que sont le gaz naturel, le charbon et le nucléaire. Outre ce constat, le podium ne bouge pas avec Facebook et Google qui restent, respectivement, second et troisième. Cependant, alors que le premier réseau social assure sa position d’outsider en passant de 49% d’énergies propres dans son mix à 67%, Google montre une amélioration plus timide avec un passage de 46% à 56% et ce, bien que la firme de Mountain View ait communiqué son intention de passer à un apport en énergies renouvelables de 100% pour toute son activité dès… 2017 !

Crédit photo : Greenpeace
Crédit photo : Greenpeace

Les géants IT chinois en queue de peloton

Face à la maturité des engagements de certains géants de la Silicon Valley dans le domaine des énergies renouvelables, force est de constater que ceux de l’Empire du Milieu ne sont pas encore capables de rivaliser dans de telles stratégies. En effet, alors que la Chine parvient à installer certains de ses champions internationaux sur les différents marchés high-tech, ses grands noms tels que le site de commerce en ligne Alibaba.com, le moteur de recherche Baidu, ou le fournisseur de services Internet et mobiles, Tencent, affichent une régularité commune peu encline aux énergies vertes : le recourt à 67% au charbon pour leur apport énergétique. Cette part leur garantit ainsi les derniers rangs du classement établi par Greenpeace, Baidu et Tencent obtenant alors les notes les plus basses et Alibaba faisant à peu peine mieux…mais à l’égal du géant américain, Oracle et du sud-coréen, Samsung !

Le streaming vidéo, bête noire de la sobriété énergétique

Outre les acteurs IT, les services utilisés sur la Toile sont aussi passés au peigne fin par Greenpeace. Pour rappel, l’ONG avait souligné, lors de son précédent rapport, que le streaming allait nécessiter une attention toute particulière visant à verdir son impact énergétique. En effet, pour le cas de Netflix, par exemple, la part qu’occupe l’entreprise sur le trafic Internet des États-Unis représente, à elle seule, 32% du total !

Crédit photo : Polygon.com
Crédit photo : Polygon.com

Ainsi, l’édition 2017 a vu apparaître un focus sur les acteurs de la diffusion de vidéos en streaming, et pour cette première mouture, le constat est sans appel. Hormis YouTube (du groupe Alphabet, ex-Google) qui s’en sort avec la note maximale et 56% d’énergies propres dans son mix énergétique, des acteurs tels que Netflix, Vimeo, Vevo ou encore HBO, signent des performances bien basses et des recourt élevés à des sources d’énergie carbonés et nucléaire. Netflix, et ses 32% du trafic Internet américain, est alors largement pointé du doigt par l’ONG en raison de la part de 30% de charbon dans son apport énergétique contre un faible 17% d’énergies renouvelables !

Le constat que dresse Greenpeace est sans appel. Alors que certains géants IT stabilisent leur stratégie de développement des énergies renouvelables, il en existe encore beaucoup d’autres pour qui la dépendance aux sources d’énergies non renouvelables est encore trop forte, à l’instar des géants chinois du secteur.

Du côté des services web étudiés, le focus de Greenpeace sur le streaming vidéo montre que malgré leur impact énergétique, les fournisseurs de ce service ne semblent pas encore enclins à se lancer dans une stratégie de « verdissement » de leur apport énergétique. Gageons que la vitrine offerte par l’ONG les pousse à s’améliorer, autant pour leur image que pour réduire l’impact carbone de l’IT !

Pour consulter le rapport en entier (en anglais), cliquez ici !

Crédit photo : Freeimages