Les applications mobiles trouvent leur place sur le marché de « l’IT for Green »

Les applications dédiées à informer et à guider les consommateurs se multiplient et ciblent la partie bien-être et santé du marché pour des choix plus réfléchis.

Le marché des applications mobiles ne cesse de croître. Pas une semaine sans entendre parler d’un nouveau programme ayant pour vocation de révolutionner notre quotidien.

Or, bien que certaines peuvent être jugées futiles et sans grand intérêt, beaucoup des nouvelles applications sont développées dans l’intention de mieux guider et informer les consommateurs notamment dans le domaine du bien-être, de la traçabilité et de la santé. La plupart de ces programmes se présentent comme des guides renfermant des informations précises sur la composition du produit.



Dans cette lignée de projets mobiles « IT for Green», l’application Think Dirty , impulsée par l’entrepreneuse canadienne Lily Tse, a décidé de se dédier aux produits cosmétiques, une branche dont les composants et leurs effets sur notre santé restent peu connus du grand public. A l’aide d’un système de notation surnommé « Dirty Meter » allant de 1 à 10 (plus la note est élevée, plus le produit est néfaste pour la santé) ce sont plus 68 000 produits européens et américains qui ont été référencés et classés. L’application disponible uniquement pour le moment sur l’App Store permet l’accès direct au classement grâce à un moteur de recherche ou grâce à l’utilisation d’un lecteur de code-barres intégré pour trouver et visualiser rapidement le produit voulu. L’application rencontre déjà un grand succès puisque elle a été téléchargée plus de 70 000 fois en avril.



Dans un tout autre registre mais reprenant le principe de base qui est d’informer le consommateur, l’application « Open Food Facts », déclinaison du site internet éponyme, propose de nous orienter dans nos choix alimentaires. Pour cela, l’utilisateur a juste besoin de passer l’appareil photo de son téléphone devant le produit souhaité et l’application fait alors apparaître une petite pastille rouge, orange ou verte indiquant sa teneur en graisse, en sucre et en sel.



L’idée est partie de Stéphane Gigandet après le constat suivant « Je faisais un site de recettes très visitées. Quelqu’un m’a envoyé un message m’accusant d’encourager l’obésité. Cela m’a fait réfléchir. J’ai cherché des infos sur les produits que j’utilisais, sans succès. J’ai donc commencé à inspecter les étiquettes des produits. Et j’ai demandé aux internautes de prendre en photos des étiquettes et de me les envoyer. »

C’est ensuite avec l’aide de quelques 500 volontaires que le référentiel a été créé avec près de 14 000 fiches ajoutées. Chaque produit est inspecté à la loupe en se basant sur les textes de lois pour trouver les additifs dangereux et allergènes, puis rapporté à un fichier Excel permettant de croiser les données.

Via cette application on peut ainsi apprendre que l’additif utilisé dans tous les colas et dans certains vinaigres balsamiques, l’E150D (ou caramel au sulfite d’ammonium), est considéré comme cancérigène. Il est inscrit sur la liste des produits cancérigènes en Californie mais pas en France où il reste autorisé.



Toutes ces données permettent par la suite au site de vérifier les dires des industriels que l’on a coutume de retrouver sur les étiquetages comme « 25 % de sucre/sel/gras en moins par rapport aux autres produits de la catégorie ». Ces informations ont notamment permis d’établir cette année la liste des plats étant susceptibles de contenir de la viande de cheval.



Des applications de plus en plus poussées et précises et qui répondent bien à la demande de consommateurs de plus en plus soucieux des impacts des produits de grande consommation sur leur santé. Ce type de programme trouve logiquement leur place sur ce marché en offrant le savoir à tous, permettant ainsi une meilleure anticipation des risques.



Il s’agit donc bien ici de mettre les nouvelles technologies au service du développement durable, des actions qui ne peuvent avoir qu’un effet positif sur nos habitudes de consommation, sur notre santé, et sur notre planète. La multiplication de ce genre de projet poussera sûrement les industriels à être plus transparents et plus attentifs aux risques liés à leurs produits.






We want you to Think Dirty. from Think Dirty on Vimeo.







Sources :

© http://www.thinkdirtyapp.com/

© http://fr.openfoodfacts.org/