Les entreprises françaises s’inquiètent pour la sécurité de leurs données personnelles

IDC vient de publier une étude menée conjointement par DELL et Intel sur les entreprises françaises et leur ressenti à propos de la sécurité de leurs données.

Alors que le secteur numérique prend de plus en plus d’ampleur au sein des entreprises avec la dématérialisation des données et l’adoption d’outils permettant la mobilité des employés (PC portables, smartphones, tablettes, etc), les entreprises françaises s’interrogent et s’inquiètent sur la sécurité de leurs informations. C’est tout du moins ce que révèle l’étude menée par IDC (International Data Corporation), Dell et Intel, une étude réalisée auprès d’un échantillon de 200 entreprises françaises de plus de 200 employés et présentes dans l’ensemble des secteurs d’activité (hors administration centrale). La protection des données serait ainsi pour 87% d’entre elles une priorité absolue dans le cadre de leur plan de mutation numérique. De fait, 40% des grands comptes et 26% pour des PME interrogées déclarent vouloir accroître leurs investissements en matière de sécurité au cours des prochaines années.

Les principales craintes évoquées sont liées à la perte de propriété intellectuelle et de données personnelles, des fuites qui pourraient peser sur la réputation des entreprises. 78% d’entre elles estiment ainsi que l’utilisation de clés USB ou de disques amovibles pour la copie des données représentent une menace tout comme l’envoi de données vers un e-mail personnel pour 65 %.

D’après le sondage, 91% des entreprises sondées considèrent la mobilité comme présentant un risque majeur pour la sécurité des données. Etrangement, seules 75% d’entre elles ont adopté des solutions pour anticiper le problème alors même que 42% des Grands Comptes autorisent le concept de BYOD (usage des terminaux personnels à des fins professionnelles). Néanmoins IDC soulève dans son étude l’usage de plus en plus courant du COPE (usages personnels autorisés sur un terminal fourni par l’entreprise) pour pouvoir mieux gérer les données qui circulent.

Survient également la question des réseaux sociaux qui attirent la méfiance de 72% des interrogés alors même que seuls 60% ont mis en place des systèmes de filtrage. De même, seuls 34% des entreprises ont effectué des campagnes de sensibilisation auprès des salariés et 31% ont installé le scanning de malware. Des chiffres qui démontrent une certaine incohérence au sein des sociétés entre les inquiétudes et les agissements pour y pallier.

Pour renforcer leur système de sécurité, les entreprises déclarent faire de plus en plus appel à des intervenants externes. Karim Bahloul, directeur Recherche et Conseil chez IDC, déclare d’ailleurs que « Parallèlement, un nombre croissant d’entreprises choisit d’externaliser certaines fonctions de sécurité pour atténuer la pénurie de compétences internes. Pour certaines, il s’agit aussi de réduire leurs coûts. Le recours aux services managés de sécurité ne concerne pas uniquement l’exploitation technique des solutions déployées, il s’agit également de définir les règles de sécurité afin que celles-ci soient en accord avec les besoins des métiers et avec les contraintes réglementaires auxquelles ils sont soumis ».
Pour finir, le sondage met en exergue l’analytique et le Big Data comme les futurs vecteurs d’une meilleure protection plus sûre et intelligente. Toutefois, là encore il est nécessaire de s’interroger sur la gestion de ces nouveaux outils.

Sources :
© www.globalsecuritymag.fr