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Les smartphones et leurs ondes : un sujet qui fait toujours débat !

L’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) a récemment annoncé que 89% des smartphones ne respectaient pas les seuils d’exposition aux radiofréquences concernant le Débit d’Absorption Spécifique (DAS). Bien qu’il s’agisse d’une obligation réglementaire, comment une telle proportion peut-elle être possible ? Focus sur ce sujet de santé publique !

Actuellement, la réglementation européenne fixe à 2 Watts par kilogramme (W/kg) l’exposition maximale autorisée de la tête d’une personne aux ondes émises par un smartphone. L’existence de cette mesure réside dans un principe de précaution permettant de minimiser l’exposition aux  ondes des individus en raison du risque potentiel que cela représente pour leur santé :  hypersensibilité, problème de concentration, maux de tête, risque de cancer etc.

En effet, l’usage quotidien d’équipements IT connectés implique que nous soyons entourés d’ondes électromagnétiques dont les effets sur le long terme, bien qu’encore peu connus en raison du manque de recul en termes de données recueillies, apparaissent comme négatifs pour la santé de ces utilisateurs. Afin de statuer en la matière, des textes réglementaires complètent les précautions prises. La loi Abeille, en France, interdit, par exemple, l’installation de bornes Wi-Fi au sein des crèches et les limitent dans le cadre d’activités pédagogiques pour les écoles primaires et ce, toujours dans le but de limiter l’exposition du jeune public aux ondes. Au domicile, des mesures permettent également de se prémunir de cette exposition aux ondes, l’entreprise Wi-System propose ainsi un routeur permettant de moduler la puissance du Wi-Fi selon le besoin, voire même de le couper dans les pièces où il n’y a pas lieu d’en disposer.

Crédit photo : Phonandroid
Crédit photo : Phonandroid

Ainsi, concernant les smartphones, la réglementation impose aux fabricants un DAS inférieur à 2W/kg pour l’exposition de la tête et 4W/kg pour le reste du corps. Toutefois, après avoir réalisé des tests sur 95 mobiles vendus entre 2012 et 2014 et 71 en 2015, l’ANFR a révélé que ces plafonds n’étaient pas toujours respectés. En effet, « 89 % des téléphones mesurés au contact de l’utilisateur présentaient un DAS supérieur à 2 W/kg et 25 % un DAS supérieur à 4 W/kg ». Bien que ces chiffres ne concernent pas l’exposition de la tête, il n’en reste pas moins qu’un smartphone sur quatre ne respecte pas la réglementation pour l’exposition du corps aux ondes électromagnétiques.

Cependant, les tests ayant été réalisés en contact direct avec le corps de l’utilisateur, ils différent des conditions de test des fabricants. De ce fait, pour se protéger de toutes accusations de négligence, certains d’entre eux semblent se ranger derrière le fait que leur notice n’indique pas de distance minimale d’utilisation impliquant ainsi un chiffre inférieur à la réglementation…dans les cas où le téléphone n’est pas en contact avec le corps ! Détail non négligeable lorsqu’il s’agit d’utiliser le téléphone en le collant à son oreille.

Ainsi, afin de limiter l’exposition aux ondes, il convient, au-delà des dispositions réglementaires, de prendre des mesures pour s’en prémunir. Concernant les smartphones, vous pouvez, par exemple, utiliser un kit main-libre afin de limiter le contact de votre smartphone avec votre oreille ou bien ne passer des appels que dans des lieux dégagés où la réception est assurée. Pour d’autres conseils, n’hésitez pas à faire un tour sur la page Conseil pratiques d’utilisation de l’EcoGuide IT !

Crédit photo : http://media.rtl.fr