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L’impression 3D au service de la Médecine !

Parmi les possibilités d’évolution de l’imprimante, qui aurait cru au lancement de cette technologie, que des versions 3D permettraient de créer de toutes pièces des prothèses à destination de personnes amputées ? De nos jours, c’est pourtant devenu une réalité ! Retour sur les promesses portées par l’impression 3D dans le domaine de la Santé.

Le développement de l’impression 3D n’en finit pas d’étendre son champ d’application à différents secteurs d’activités. Au départ, limité à l’industrie automobile et à l’aérospatiale, l’essor de cette technologie 3D a touché bon nombre de secteurs et surtout une nouvelle catégorie de population : les particuliers.

En parallèle à l’ouverture des fablabs, ce type d’imprimante est devenu l’un des outils-phares de la prise en main de l’outil de production. En effet, l’intérêt de ce type d’équipements réside dans le fait de pouvoir créer soi-même ses objets, à moindre frais. De plus, entre des prix en baissent pour l’acquisition d’une imprimante et une disponibilité croissante au sein des espaces collaboratifs, la technologie est aujourd’hui plus facilement mise à disposition des personnes portant un projet et recherchant les moyens techniques de le concrétiser.

De cette manière, de nombreux secteurs d’activité peuvent bénéficier de leurs avancées, dont la Santé, pour qui la création de prothèses est l’exemple le plus parlant. En France, c’est Nicolas Huchet qui s’en fait le porte-étendard via Bionico Hand, son projet lui ayant permis de créer une prothèse grâce à l’impression 3D. Ne souhaitant pas s’arrêter à la confection de sa propre main droite (perdue en 2002 lors d’un accident de travail), il lance le concept de « handilabs » qui vise à créer des prothèses bioniques à moindre frais (mêlant impression 3D et électronique) dans le même type de lieu que les fablabs.

Crédit photo : My Human Kit
Crédit photo : My Human Kit

Présent dans la plupart des Maker Faires, N. Huchet cherche à créer un modèle économique viable pour ses handilabs via son association My Human Kit, qui essaime l’idée d’apporter une aide technique, quelles que soient nos compétences, à des personnes en situation de handicap. Toujours avec l’appui de l’impression 3D, son association a ainsi participé au développement de solutions telles que la « Binoreille », aidant les personnes sourdes à entendre, ou l’« Open Wheelchair », une chaise roulante « imprimable » à destination des pays du Sud.

Les prothèses ne sont, cependant, pas le seul domaine médical à bénéficier de la contribution de l’impression 3D. Dernièrement, des scientifiques de l’université américaine de Wake Forest ont publié leurs avancées dans l’impression d’organes tels que des oreilles, des os et même, des muscles synthétiques ! Le plus que ces chercheurs sont parvenus à atteindre est la possibilité de vasculariser ces prothèses grâce une imprimante 3D et un gel composé de cellules et de polymères biodégradables permettant alors l’« impression » de greffes synthétiques.

De nos jours, l’impression 3D laisse le champ libre aux projets de multiples personnes désirant les concrétiser à moindre frais. De ce fait, conjointement à l’essor des fablabs, l’imprimante 3D permet au domaine médical de se rendre accessible via des solutions imprimées, à l’instar des prothèses développées par des particuliers. Une évolution IT for Green de bon augure pour l’accessibilité aux innovations médicales !

Crédit photo : http://www.3dnatives.com