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L’IT pour une agriculture plus responsable ?

Le Salon International de l’Agriculture, qui se tient du 25 Février au 4 mars 2017, est l’occasion de se pencher sur la manière dont le secteur de l’agro-alimentaire utilise les nouvelles technologies pour rendre la filière plus responsable, focus.

L’industrie agro-alimentaire, de manière générale, et les filières animales plus spécifiquement, font l’objet d’une vive attention de la part des ONG et des associations mais également des consommateurs. Et pour cause, on peut citer pour la seule année 2016, les différents scandales des abattoirs français révélés notamment par l’association L214, qui ont eu pour effet d’enflammer la polémique sur la question du bien-être animal. Selon la dernière étude GreenFlex auprès des consommateurs, le sujet de bien-être animal préoccupe plus de 68% des Français dans leur choix d’achat.

Ce dernier se résume, d’après l’ONG Compassion In World Farming (CIWF), à « la qualité de vie tel qu’un animal individuel en fait l’expérience ». Le bien-être animal se définit également par cinq grands principes énoncés en 1992 par le Farm Animal Welfare Council :

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Crédit photo : CIWF

La divulgation des pratiques de ces abattoirs français interroge et fait croître les attentes sociétales en la matière. En 2012, 73% des français répondant au sondage Ifop pour CIWF déclaraient porter une attention particulière aux conditions d’élevages des animaux lorsqu’ils achètent un produit d’alimentation d’origine animale.

En réponse, certaines grandes enseignes ont adopté des démarches qualité les amenant à revoir leur manière de produire. C’est ainsi que l’enseigne Carrefour, engagée depuis de nombreuses années dans l’amélioration de ses pratiques (filière de poulet sans traitement antibiotiques, kiwi sans pesticides, etc.), a récemment adopté une solution technologique : la blockchain. L’idée de l’enseigne est de permettre à un ensemble de contributeurs volontaires d’alimenter une base de données afin d’obtenir des informations sur les produits et d’en garantir la traçabilité.

Ce type de démarche semble aller dans le sens de la volonté des consommateurs dont 85% sont favorables à une meilleure information sur les conditions d’élevage (source : cf. sondage ifop pour CIWF précité). La blockchain, dans son fonctionnement intrinsèque, répond ainsi parfaitement aux questions relatives à la transparence et à la traçabilité.

Ce ne sera pas la première fois que l’IT intervient comme un outil en faveur d’une agriculture plus responsable. En effet, certaines nouveautés avaient déjà été présentées lors de l’édition 2016 du Salon International de l’Agriculture, comme des drones de précision permettant aux fermiers de suivre de près leurs cultures et d’avoir ainsi une idée précise des besoins en eau de telle ou telle parcelle, par exemple. L’agriculteur réalise alors des économies de ressources et rentre dans une démarche plus durable, bénéfique à l’environnement.

La question du bien-être animal n’est pas en reste, avec l’initiative de l’Inra et de 3D ouest par exemple, qui travaillent sur une solution d’imagerie 3D capable de déterminer l’état corporel des bovins. L’agriculteur obtient des informations importantes sur la santé de ses animaux, de plus, cette solution pourra peut-être, par la suite, se substituer à d’autres pratiques traditionnelles telles que les biopsies douloureuses pour l’animal.

L’idée d’une agriculture 4.0 permettrait au secteur de renouveler ses pratiques en utilisant les nouvelles technologies à bon escient. Ces dernières interviendraient alors comme facilitateur pour l’agriculteur, et comme prérequis pour la filière animale, garantissant ainsi l’éthique du secteur et donc le respect de l’animal.

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