• #democratienumerique
  • #itforgreen
  • #logiciellibre
  • #opendata
  • #parisopensourcesummit

Open source, logiciels libres : semblables, mais différents

Début décembre s’est tenu le Paris Open Source Summit, un événement à l’essence incontestablement IT for Green puisqu’il s’agit de promouvoir le libre accès au code source des programmes et la diffusion des logiciels libres.

Un sommet pour un espace numérique accessible à tous

Cette année, le Paris Open Source Summit a abordé le thème de la Révolution Numérique en se focalisant sur trois aspects : les technologies, les solutions IT et l’écosystème numérique. Ce sommet européen fut l’occasion de traiter des sujets d’actualité IT tels que la blockchain, l’Internet des objets (IoT), le Cloud, l’Intelligence Artificielle (IA), le Big Data, ou encore le e-commerce. Le Paris Open Source Summit, qui entend promouvoir des espaces IT mutualisés, ouverts, pérennes et souverains adresse ces thématiques au regard de l’évolution des modes de travail avec le nomadisme, la collaboration et l’ouverture.

Open source, logiciel libre : kesako ?

Cet événement est l’occasion de (re)définir les termes d’open source, de logiciel libre ou encore d’open data.
Pour comprendre ce qu’est l’open source, ou code source ouvert, il est important de comprendre la définition du mot « source » appliquée à ce contexte. La description d’un logiciel est d’abord rédigée sous forme de texte lisible par un humain, puis transformée en langage numérique pour être comprise et exécutée par une machine.
Les logiciels libres, quant à eux, sont des programmes informatiques destinés à être distribués sans contrepartie financière : ils peuvent servir pour n’importe quel usage, être étudiés et modifiés par quiconque le souhaite de manière gratuite. La majorité des créateurs de logiciels libres distribuent leur recette de conception (code source), les utilisateurs bénéficient ainsi des méthodologies d’enregistrement et des descriptions de format du logiciel. Bien que liés, le code source libre et le logiciel libre sont donc à distinguer. Néanmoins, tous deux poursuivent l’idée d’être disponibles pour tous et garantissent la maîtrise et la pérennité des données.

crédit photo : Mathias Avocat

Programme ouvert et logiciel libre, des notions différentes, un but commun

L’open source et le logiciel libre sont des notions IT for Green pour diverses raisons. À l’inverse, le logiciel propriétaire interdit d’étudier la recette (le code source) du programme, ce qui bloque la compréhension de son fonctionnement, la possibilité de le modifier ou de le partager. De plus, le logiciel propriétaire oblige les autres utilisateurs à acquérir sa licence pour que les fichiers soient lus et partagés.
Mais l’Hexagone a vu naître dès 1996 l’association April, pionnière du logiciel libre en France. Cette dernière se présente comme une actrice de démocratisation et de diffusion du logiciel libre et de ses standards auprès du grand public dans l’espace francophone. En plus de donner de nombreuses définitions utiles à la compréhension de ce monde numérique libre, l’association explique comment les programmes sont créés, leur fonctionnement et les bénéfices qu’ils offrent. Des bases nécessaires à acquérir si l’on souhaite se lancer dans l’aventure du logiciel libre et de l’open source. Un monde dans lequel foisonnent les propositions de logiciels gratuits aux usages divers, où la collaboration est le nerf de l’évolution et où la liberté de choix fait loi. Pour s’y retrouver l’annuaire (numérique) Framasoft aidera les internautes à identifier le logiciel libre adapté à leurs besoins.

crédit photo : lemoniteur

Où en est l’organe législatif ?

Cet écosystème est aussi soutenu par la Loi pour une République Numérique adoptée en juillet 2016. Cette dernière a pour dessein de promouvoir l’innovation et le développement de l’économie numérique ouverte, fiable et protectrice des droits du citoyen. La liberté d’innovation défendue par cette règlementation vise à faire circuler l’information et les savoirs afin de permettre à la France de répondre aux enjeux d’économie et de sécurité de la donnée. Une ambition qui peut se résumer en 15 points clefs, parmi lesquels on retrouve l’ouverture par défaut des données publiques d’intérêt général, le libre accès aux résultats des travaux des recherches publiques, ou encore le déploiement de la fibre optique sur la totalité du territoire en 2020.

L’open source et le logiciel libre promettent une démocratie numérique, des alternatives aux logiciels propriétaires (comme PixlR pour Photoshop ou encore Openoffice pour Word), un accès à la connaissance et une co-construction du monde numérique de demain. Des idées et des droits défendus pour un espace numérique et un Internet IT for Green, qui sont aussi l’occasion de soulever la question de sa neutralité réelle. Mais ça, c’est une autre histoire (et un futur article !).

Juliette Bernier