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Robots et Intelligence Artificielle, sont-ils une aide ou un frein à l’humanité ?

Les vacances sont l’occasion pour profiter d’être servi. Ne pas avoir à se soucier de la cuisine, des achats, du linge, du ménage et d’autres tâches rébarbatives. Les services dont nous profitons en vacances sont, pour la plupart, fournit par des personnes de chair et d’os, mais il serait possible que ceux-ci soient bientôt composés de métal et circuits imprimés. En cette mi-août, l’équipe EcoGuide s’est penchée sur le sujet de la robotique afin de tenter de savoir si ces derniers pourront nous rendre service ou être vecteur de crise économique.

Au printemps, une étude de McKinsey annonçait que 43,1% des emplois en France pourraient être automatisés. La France serait tout de même un pays peu touché par cette robotisation au contraire du Japon où 55,7% des emplois seraient concernés. En termes de chiffre, cela représenterait jusqu’à 2,2 milliards de personnes remplacées par des robots en 2065 dans le monde. Un rapport présenté lors du forum de Davos annonçait que l’intelligence artificielle pourrait, quant à elle, causer la destruction de 7,1 millions d’emplois d’ici 2020. Des chiffres alarmants pour tout travailleur du secteur industriel en particulier. Mais à l’inverse, d’autres études montrent que l’automatisation serait économiquement favorable aux pays mâtures comme la France dont la population vieillie. Les robots pourraient donc occuper les sièges laissés vide de l’emploi et participer à la croissance du PIB pour 0,8 à 1,4% selon les estimations.

Au-delà de suppléer à un ralentissement de la croissance démographique, les robots sont aussi une alternative pour remplacer les emplois répétitifs et peu valorisants. C’est notamment le cas du robot Clarke chargé de trier les déchets de la ville de Denver aux États-Unis. L’intérêt de Clarke va même plus loin car ce dernier apprend avec le temps à trier de mieux en mieux les déchets grâce à sa vision par ordinateur, sa machine learning et au global à son programme d’Intelligence Artificielle (IA). Certes, l’appareil remplace un emploi humain, mais aussi une tâche fastidieuse, dangereuse et dans une atmosphère pestilentielle. De plus, Clarke s’inscrit dans une démarche IT for Green au travers du tri qu’il opère. Les robots seraient donc des outils intéressants pour remplacer les humains dans les emplois lassant, dangereux et répétitifs, tout en participant à l’augmentation du PIB et en créant de nouveaux emplois destinés à leur maintenance, gestion et développement.

crédit photo : tes teach

Dans le cadre privé, l’usage des robots se développe aussi, notamment au travers des objets connectés. En début d’année, était en partie dédié à ce sujet en présentant la maison intelligente. Un foyer dans lequel tout est simplifié et où les petits tracas du quotidien disparaissent. Lorsque vous rentrez du travail, votre réfrigérateur, qui connaît vos habitudes, vient de préparer les glaçons que vous mettrez dans votre boisson. Lorsque vous cuisinez et souhaitez augmenter le son de la musique, vous n’avez pas besoin de toucher un appareil, mais simplement de faire un geste devant un détecteur qui reconnaît et analyse ce dernier pour donner l’ordre d’augmenter le son à votre appareil. Des attentions agréables complétées par des aspirateurs intelligents qui évitent les objets et fonctionnent sans homme. La smart home pourrait en séduire plus d’un, tout comme elle pourrait soulever des doutes et générer des inquiétudes concernant le développement effréné des robots et de l’IA.

L’intelligence artificielle fait référence à une simulation des capacités intellectuelles de l’humain. Dans les faits, elle délivre un service dédié à un usage humain, mais ne peut remplacer une intelligence humaine complète et complexe. L’IA soulève de nombreuses interrogations quant aux dérives possibles et aux évolutions qu’elle comporte. Une confusion règne entre ce que les robots et l’IA représentent de nos jours et les spéculations que l’on en fait. En début de mois, l’Usine Digitale publiait un article afin de mieux comprendre la différence entre la réalité et l’imaginaire collectif. Les robots sont majoritairement utilisés pour remplacer des humains dans le secteur secondaire, comme aide à la vie quotidienne ou encore comme objet permettant aux hommes d’aller plus loin notamment en chirurgie et dans les sciences. L’homme n’étant pas parfait, l’objet qu’il développe peut aussi présenter des dérives et défauts, c’est le cas de programmes devenus racistes et sexistes qui sont les preuves que les défaillances de l’IA sont parfois réelles et ne relèvent pas que du fantasme. L’article publié par Le Monde en ce début de mois présente les problèmes avérés qu’a déjà posée l’IA. Revient alors la question des armes autonomes dans laquelle la guerre se fait à distance au travers des machines et qui ravive la peur qu’un jour les robots se retourneront contre les humains.

Autant d’innovations qui ont déjà prouvé leur utilité quant à l’aide à l’évolution de l’homme, mais qui se faisant toujours plus performantes et se développant toujours plus rapidement, posent des questions de déontologie et de responsabilité. L’IA continuera à susciter débats, doutes, et à questionner sur l’intérêt de développer une réglementation afin de mieux encadrer cet outil pour qu’il continue de servir la croissance et surtout, la planète.

crédit photo : emarketing.fr