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Ubi I/O : un programme d’accompagnement sur-mesure pour La French Tech !

Les programmes d’accompagnement de start-ups françaises se suivent mais ne se ressemblent pas. Après l’incubateur Green Tech, c’est au tour d’Ubi I/O de proposer son plan d’accélération 2016 destiné aux jeunes entreprises high-tech françaises. Présentation de ce programme, troisième du nom.

Après les succès d’Ubi I/O 2014 et 2015, l’édition 2016 ne s’est pas fait attendre. À l’initiative de Bpifrance et de Business France, ce programme d’accélération permet à dix-huit start-ups, sélectionnées pour leur caractère innovant dans le secteur de l’IT, de partir pour dix semaines soit dans la Sillicon Valley, en Californie, ou sans la Sillicon Alley, son équivalente new-yorkaise. Grâce à ce programme condensé, les entreprises profiteront d’un coaching dédié et de business development, censés leur permettre de mettre le pied à l’étrier dans le monde des affaires et surtout, d’étendre leur réseau de contacts afin de constituer « des liens privilégiés et durables avec la référence mondiale des NTIC [Nouvelles Technologies de l’Information et des Communications] ».

Afin de déterminer quelles jeunes pousses pourront partir de l’autre côté de l’Atlantique (dix en Californie et huit à New-York), un jury de professionnels a été constitué. Composé d’une douzaine d’experts (chefs d’entreprises, spécialistes du capital-risque, etc.), ils ont réalisé leur sélection de start-ups sur la base :

  • « de leur projet de développement ;
  • du caractère innovant de leur offre ;
  • de son adéquation [de l’offre] avec les attentes du marché. »

Au programme, les entrepreneurs bénéficieront d’entraînements aux pitch (ou « argumentaire éclair »), de rendez-vous d’affaires avec de potentiels clients ou partenaires et surtout, de formations à la culture des affaires aux États-Unis. Car oui, le but d’Ubi I/O est surtout d’aider ces start-ups françaises à s’internationaliser et ainsi participer au rayonnement de la branche high-tech hexagonale.

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Crédit photo : Ubi I/O

Les dix-huit entreprises déjà sélectionnées pour l’édition 2016 comptent dans leur rang des activités diverses et variées. Parmi elles, nous dénombrons CodinGame, une plateforme web permettant aux développeurs de mettre à jour leurs connaissances dans un langage informatique précis ou bien de les étendre en apprenant un nouveau, le tout dans un environnement ludique. Pas moins de vingt-cinq langages sont proposés, dont les plus connus tels que Java, Python, C#, etc.

Lima qui est l’une des autres entreprises sélectionnées, propose, quant à elle, une solution Cloud privé et sécurisé via un petit boîtier qui se connecte simultanément à une box Internet et à un disque dur externe. Une application dédiée permet alors d’accéder aux fichiers stockés sur ledit disque et ce, sur tous types de support (ordinateur, smartphones, tablettes), sans passer par les serveurs d’autres services Cloud, tels que le Drive de Google ou Dropbox.

Enfin, une troisième start-up baptisée Qowisio est spécialisée dans les objets connectés et plus particulièrement dans le réseau qui permet de les connecter. Pour ce faire, l’entreprise angevine développe un réseau bas débit à longue portée. Pour arriver à rivaliser avec d’autres opérateurs, dont Orange et Bouygues font partie, la start-up propose des capteurs à bas coût « frugal » (le plus simple possible) en accentuant son expertise sur la partie « réception » des antennes. De plus, l’entreprise s’axe sur une Demande principalement constituée de start-ups et de Petites et Moyennes Entreprises (PME) dont l’activité tourne autour de nouvelles applications et d’usages inédits des objets connectés.

Comme tout autre incubateur ou programme de développement, Ubi I/O a le mérite de favoriser le développement de la sphère numérique française à l’échelle mondiale. Aussi, l’action de telles start-ups apporte, en plus de leur dynamisme, des solutions durables via les nouvelles technologies. Toutefois, la limite de cette initiative ne serait-elle pas d’envoyer le fleuron technologique français partir de l’autre côté de l’Atlantique, au risque de ne pas en faire profiter l’Économie hexagonale ?

Crédit photo : http://www.chefs-entreprises.ca