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Un matin de 2035

Dérèglement climatique, hausse du niveau de la mer, pollution croissante, les prévisions des scientifiques sont alarmistes. Mais les innovations high tech pourraient limiter ces changements. Leur développement rapide modifie d’ores et déjà positivement nos modes de vie. Immergez-vous dans la matinée de Valentine en 2035 et découvrez les technologies qui pourraient faire partie du décor.

Préparation optimale

Le réveil connecté sonne. Valentine s’éveille. Elle n’a pas de temps à perdre car ce midi elle part pour la Colombie. Après avoir jeté un œil aux prévisions météo, elle saisit sa Puppy1, une valise autonome qui n’a pas besoin d’être tirée ou poussée : elle suit son propriétaire.

La Colombie jouit d’un climat ensoleillé et bien que la crème solaire soit déjà dans les bagages, Valentine prend soin de coller sur son ongle un UV Sense. Pratiques et discrètes, ces gommettes connectées indiquent le taux d’UV reçu et s’il faut se réfugier à l’ombre ou remettre de la crème solaire.

Une fois ses affaires prêtes, Valentine s’exerce durant 20 minutes en suivant le programme élaboré par son application de sport pour retrouver la forme suite à son opération du mois dernier, effectuée par l’Octopus Robot, capable de manipuler des organes délicats tout en continuant l’opération avec une autre partie du bras. Ce dernier se révèle une avancée majeure en microchirurgie !

Avant de sortir promener son chien, elle n’oublie pas son bracelet connecté pour passer des appels téléphoniques en posant son doigt sur son oreille. Les vibrations reçues dans le bracelet remontent le poignet par conduction osseuse et se transforment en son au bout du doigt. Cet objet pratique et discret protégeant des ondes électromagnétiques a été rapidement adopté par le plus grand nombre.

Une ville connectée respectant l’environnement

Valentine fait partie des 50 000 privilégiés habitant la ville de Masdar depuis 5 ans. Pourtant située aux Emirats Arabes Unis, la cité est autosuffisante en énergie et n’émet aucun gaz à effet de serre. Impensable 20 ans auparavant, surtout de la part de ces Etats dont la richesse économique s’est bâtie sur le pétrole. Tous les bâtiments de la ville sont équipés de panneaux photovoltaïques, les transports propres y sont majoritaires. La voiture individuelle est presque inexistante, la primeur est donnée aux vélos et aux transports en commun tels que les tramways et les bus écologiques. L’eau potable étant rare dans cette région, elle est irriguée depuis la mer et est désalinisée. Cela permet d’accéder facilement à des sources et de préserver les nappes phréatiques. Aucun élément n’est laissé pour compte, l’architecture de Masdar s’est construite en fonction des vents, afin de garantir des couloirs d’air frais aux habitants. La cité figure d’exemplarité lors du lancement de sa création en 2015, a fait des émules partout dans le monde et cherche l’innovation d’écologie urbaine qui pourra à nouveau la rendre unique. Désormais, les villes attirent le tourisme et les habitants sur des critères écologiques et innovants, le fast de Dubaï est dépassé et la ville se résume à une agglomération d’entreprises dans laquelle la vie est peu agréable.

Crédit photo : Emaze

Des assistances qui sauvent­­

Les nombreux espaces verts ont capté l’attention de Valentine, ce qui a permis à Eira, sa chienne, de s’éclipser. Pas de panique, son collier embarque un GPS et des capteurs mesurant sa santé. Valentine la géolocalise aisément et la retrouve à quelques mètres courant derrière un robot cybermouton qui ton la pelouse devant un immeuble.

Rentrée à la maison, Valentine termine ses préparatifs. Elle vérifie ses données de santé une dernière fois à l’aide de son Oligoscan en le posant sur la paume de sa main. Ce dernier lui indique qu’elle n’a pas de carence en oligo-éléments, mais que son pourcentage de magnésium est faible. Elle fera une cure de cacao en Colombie ! L’appareil l’informe également qu’aucun métal lourd n’a été détecté, ni plomb, ni mercure, elle peut donc partir l’esprit léger.

Elle emmène dans son périple son assistant personnel, un robot humanoïde. En plus d’être une source d’informations techniques telles que la météo, la circulation, etc. Il converse avec elle. Souvent, il la questionne sur son état, si elle se sent stressée ou fatiguée, si elle a pensé à prendre sa vitamine B12 ou encore lui indique où sont les boucles d’oreilles qu’elle portait lundi. Lorsqu’elle est énervée ou triste, il change de ton, plus conciliant, empathique, compréhensif. En y réfléchissant, Valentine ne pourrait pas s’en séparer, plus qu’un assistant, il est son confident. Mais pas le temps de s’attarder sur ces pensées, l’avion attend, dans quelques heures elle sera à Bogota !

Une vision imaginaire de ce que pourrait être le monde en 2035. Une société dans laquelle l’innovation répondrait aux enjeux environnementaux et sociaux pour rendre la vie plus facile à ses occupants. La ville connectée s’allie aux éléments naturels et les utilise sans pour autant les exploiter. Les objets connectés aident à la décision et donnent des clefs sur notre santé. Les robots font partie du quotidien et se révèlent indispensables au bien-être de tout un chacun, en assistant les humains. Une utopie ?

Crédit photo : Pix geeks

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements »
Charles Darwin

 

Juliette Bernier